dimanche 17 janvier 2010

dhaka - bangladesh

" Un regard est dans tout pays un langage. " Georges Herbert


09h00 du matin, température de 17°C à l’arrivée à Dhaka … les îles nous manquent déjà ! Première impression très bonne : l’aéroport est vaste, propre et moderne. Quant aux routes, elles sont belles et larges. Nous qui nous attendions à arriver dans une capitale ressemblant à Rangoon, nous sommes agréablement surpris.

Nous logeons dans le quartier de Banani, assez calme pour une capitale car c’est le quartier des ambassades et des belles maisons. Aujourd’hui, nous ne visitons pas encore la ville, cette journée est consacrée à l’organisation des prochains jours : retrait d’argent et recherche d’une location de voiture avec chauffeur, afin de visiter le district de Rajshahi au nord, durant cinq jours. Dans la rue, les gens - peu habitués aux touristes - nous croisent bouches bées. La première agence nous annonce un prix exorbitant. Le pays n’étant pas touristique, le service que nous demandons est à la limite d’une prestation pour VIP ! Deuxième agence : prix légèrement plus bas mais toujours trop élevé pour nous. . Nous sautons dans un rickshaw grillagé au milieu de la circulation anarchique pour nous rendre auprès d’une association de chauffeurs indépendants afin d’y trouver un prix plus raisonnable. Après un dernier marchandage, nous trouvons notre moyen de transport pour presque la moitié du prix demandé par la première agence. Coût auquel nous ne nous attendions pas pour le pays (nous pensions payer moitié moins cher !), mais ce mode de transport est indispensable pour atteindre les sites archéologiques, tous situés à des dizaines de kilomètres des villes dans lesquelles nous allons loger. Notre chauffeur s’appelle Kalam, il nous raccompagne gentiment à l’hôtel au milieu des embouteillages monstrueux. Presque un après-midi entier aura été nécessaire pour trouver notre bonheur, ça promet pour la suite !

Une bonne sieste au son du muezzin (le pays est à 83 %  musulman car il faisait partie du Pakistan jusqu’en 1971), puis nous partons dîner en traversant les rues bondées de rickshaws à pédales tous plus décorés les uns que les autres. Nous voulions les utiliser pour rejoindre le DIT Circle, mais comme personne ne parle anglais, c’est un véritable dialogue de sourds, ils ne comprennent pas où nous voulons nous rendre et nous sommes contraints de rester manger dans le quartier. Aujourd’hui, nous avons déjà bien mesuré la densité humaine (la plus importante au monde ), 140 millions d’habitants, alors que le pays est presque 4 fois plus petit que la France !

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lundi 18 janvier 2010

Dhaka - bogra (Mahasthangarh & Paharpur)

Kalam nous attend à 07h00 en bas de l’hôtel, il nous a même apporté le journal ! Nous nous mettons en route pour Bogra à 3h30 de Dhaka. Il fait très froid ce matin, le brouillard est à couper au couteau ! Nous sortons facilement de la ville à cette heure-ci en traversant d’immenses zones industrielles d’usines de textiles ( le « Made in China » revient désormais trop cher pour les pays riches…), puis nous arrivons en pleine campagne. La route est très belle et bordée de rizières à perte de vue et de beaux champs de bananiers. Petit déjeuner de pâtisseries à l’orientale dans un restoroute, où le personnel nous regarde comme des extra-terrestres ! Mais la curiosité prend vite le dessus et les serveurs, souriants, viennent échanger quelques rares mots d’anglais avec nous. Comme ils ont doublé notre commande par erreur, nous laissons bien évidemment quelques pâtisseries sur nos assiettes car nous sommes plus que repus. Qu'à cela ne tienne, c’est avec le plus grand naturel que les serveurs les remettrons en vitrine et nous les déduirons de la note !

Après l’installation au « Safeway Motel » à Bogra, nous repartons illico pour Mahasthangarh à 10 km plus au nord. Ce site archéologique possède d’anciens murs d’une citadelle qui s’étend sur 2 km². Ils sont les vestiges de la plus vieille cité du Bangladesh, datant de trois siècles av. J-C. A l’intérieur de ces murs se trouvent quelques tumulus, vestiges de temples ou d’habitations, tour à tour bouddhistes, hindouistes ou musulmans (ils ont malheureusement été pillés au fil des siècles). Aujourd’hui, il ne reste que des murs de briques mais très bien conservés pour leur âge. Quant aux villageois occupant les lieux, ils y cultivent toutes sortes de légumes, ce qui fait de ce site, un lieu à la fois archéologique et maraîcher. Première pose photo avec des étudiants pressés de tester leur anglais avec nous. Il semble que l’on ne passera pas inaperçus durant ce voyage…


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Mahasthangarh

Nous poussons ensuite 53 km plus à l’ouest pour rejoindre le site de Paharpur en pleine campagne. Bonne  nouvelle : il est 13h00 et le brouillard s’est dissipé, nous apprécions la vingtaine de degrés que nous offre le soleil. Quand nous voyons les endroits que nous traversons (des trous !) pour atteindre le site, nous nous félicitons d’avoir loué un véhicule : aucun bus en vue dans cette cambrousse, où les seuls moyens de locomotion sont des vélos à plateforme pouvant accueillir 4 passagers. Nous visitons le Somapuri Vihara, un immense monastère bouddhiste de 11 ha, datant du XVIII è S. Si les 170 cellules, le réfectoire et les cuisines sont en ruine, le stupa central de 20 m de hauteur est très bien conservé, de même que ses frises en terre cuite aux motifs très variés, voire très amusants ! Une très bonne surprise à laquelle nous ne nous attendions pas. Le soir, nous dînons pour 3 euros avec deux plats de gambas en sauce très bien cuisinés, encore une bonne surprise mais  la bière est inexistante…


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Paharpur

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mardi 19 janvier 2010

bogra - dinajpur (kantanagar)

Départ à 08h00 pour deux heures de route vers Dinajpur. Le brouillard est à nouveau au rendez-vous et il fait encore très froid ce matin. Nous dépassons de nombreux convois de militaires, dont les tenues ne font d’ailleurs pas très « camouflage » : bleu vif, blanc et kaki. Cette fois, ce sont de champs de pommes de terre qui s’étendent à perte de vue et les agriculteurs sont en pleine récolte.

Nous nous installons au « Diamond Hotel » dans une chambre « VIP », qui n’en a que le nom… Ici il ne faut pas faire la fine bouche, et ce sera donc sac à viande de rigueur pour la nuit à venir ! L’hôtel est situé dans une rue très animée envahie par les rickshaws à pédales qui donnent un concert permanent de sonnettes, bien plus agréable que les klaxons.


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Rue de Dinajpur

L’après-midi, nous visitons le Rajbari de la ville. Les Rajbaris sont des palais hindous datant de l’époque du Raj britannique. Ils sont toujours entourés de temples et de jardins. Il n’en reste que 7 dans le pays, dont 4 très bien conservés. Celui de Dinajpur date de 1890 et a été repeint de façon très flashy.

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Rajbari de Dinajpur

Nous partons ensuite à 26 km plus au nord pour Kantanagar et son temple hindou datant de 1752. Un superbe édifice de briques et de sculptures en terre cuite, plus fines les unes que les autres. Un vrai petit bijou de créativité et d’architecture.


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Temple de Kantanagar

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Sur la route du retour vers Dinajpur, Kalam baisse brusquement (et comme à chaque fois) le son de l’autoradio en entendant le muezzin qui appelle à la prière ! Le soir venu nous arpentons les rues sombres et froides de la ville, direction le "Martin Chinese Restaurant". Les restaurants dignes de ce nom sont majoritairement chinois, pour la cuisine bangladeshi, c’est dans la rue que ça se passe. Officiellement pas de bière… officieusement le gentil patron du resto va courir illico au liquor shop du coin avant sa fermeture !


Nous qui pensions que le dépaysement serait moindre par rapport à l’Inde, c’est tout le contraire : les rues ne dégagent pas du tout la même atmosphère, les visages sont plus bridés, les villes et villages sont d’une propreté incroyable et les prénoms sont plus à la Ibrahim qu’à la Ganesh !

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mercredi 20 janvier 2010

dinajpur - rajshahi (natore & puthia)

Départ à 07h00 du matin pour Natore à 3h30 de route, puis visite de son Rajbari datant de 1700. Un ensemble de quatre palais jaunes aux volets verts assez bien conservés et de très belle taille entouré de nombreux bassins. Le brouillard, à nouveau présent ce matin, confère à ce lieu un petit côté « hanté ».


 

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Rajbari de Natore

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16 km plus loin, nous arrivons au village de Puthia renfermant quelques trésors : le grand Puthia Palace (1895), ainsi que de nombreux temples dont le Shiva temple (1823) au bord d’un bassin, le Govinda temple (1823) coiffé de trois dômes et le Jagannath temple (XVI è S.) décoré de sculptures en terre cuite et haut de 10 mètres. Encore une très belle découverte.

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Shiva temple

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Puthia Palace

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Govinda temple

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Petit temple dans l'enceinte du Puthia Palace

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Sculptures en terre cuite

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Enceinte du Jagannath temple

Une demi-heure plus tard, nous arrivons à Rajshahi au Parjatan, hôtel gouvernemental au style très soviétique, c’est-à-dire pas très cosy, impersonnel et glacial (au sens figuré comme au sens propre), mais néanmoins le meilleur de la ville… Nous profitons du soleil qui a daigné se manifester à 13h15 pour déambuler sur les rives de la rivière Padma, frontière naturelle avec l’Inde. Le niveau de l’eau est si bas que les gens passent à gué d’un côté comme de l’autre, car curieusement aucun policier ni militaire ne sont présents dans les environs. Nous marchons dans le lit de sable très fin le long des « buvettes » aux chaises en plastique rouges et bleues occupées par les couples d’amoureux attendant le coucher du soleil, en compagnie des corbeaux et des chèvres… en t-shirts ! En effet, comme il fait très froid la nuit et le matin, on les protège tout comme les vaches (enveloppées dans de la toile de jute). L’endroit est très propice aux rencontres et l’on nous matte comme si nous étions des drag-queens ! Les plus téméraires viennent –parfois tremblants- entamer une conversation, tandis que d’autres attendent leur tour ! Ils sont vraiment adorables et pensent dans un premier temps que nous sommes chercheurs ou reporters, mais n’imaginent pas un instant que nous puissions être des touristes ! Les poignées de mains se comptent à la pelle, certains nous serrant parfois trois fois la main en guise d’au revoir.


Nous grimpons ensuite sur la digue où est perché le village. Heureusement que nous avons appris quelques rudiments de bengali, ce qui favorisent les échanges avec les villageois, tous contents de notre visite. Scènes de vie quotidienne très pittoresques : femmes façonnant des brochettes de bouses qui serviront de combustible, saris colorés séchant au soleil, défilé de mode des chèvres dans leurs t-shirts bariolés avant la traite. Quand on ressort d’un tel bain de foule, on ne peut qu’avoir la banane ! Le soir, au resto, petite soupe devenue quotidienne, idéale pour nous réchauffer.


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Jeune batelier sur la Padma - Buvette

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   Digue -Vendeur de pain

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Village perché sur la digue

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Collection automne hiver 2009-2010

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Brochettes de bouse

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Sourires

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jeudi 21 janvier 2010

rajshahi (gaud)

Grasse mat’ jusqu’à 09h00. Ô miracle !… ce matin il n’y a pas de brouillard, il fait même presque chaud ! Kalam passe nous prendre à 10h00 et nous arrivons à Gaud, poste frontière avec l’Inde, une heure et demie plus tard. Si jusqu’à présent toutes nos visites culturelles étaient bouddhistes où hindoues, aujourd’hui, elles sont musulmanes car l’endroit compte de très vieilles mosquées parfaitement conservées. La première est la Chhota Sona Masjid datant de 1493 : superbes sculptures sur ses murs de pierre noire. La seconde, la Khani Dighi Masjid (1490) est un véritable petit bijou enfoui au milieu des manguiers : sculptures en terre cuite aux motifs floraux, intérieur impressionnant de par son grand dôme composé de petites briques et ses 8 arches finement sculptées. Quand une famille entière nous repère et vient à notre rencontre, la quiétude des lieux se transforme vite en un véritable champ de foire avec séance photos obligatoire. Mais il est temps de quitter les lieux car c’est l’heure de la prière.


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Chhota Sona Masjid


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Khani Dighi Masjid

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A l'intérieur de la mosquée

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Nous retrouvons cette même famille quelques kilomètres plus loin à Firozpur, un ensemble de bâtiments roses comprenant le Tahkhana Palace (XVII è S.), la mosquée Shah Niamatullah et ses 3 dômes (1560) surplombant un grand bassin, ainsi que le mausolée du Shah, entouré d’un très beau jardin. Depuis le début de la visite, nous sommes suivis par un jeune garçon. Serge en profite pour parfaire son bengali en lui posant de nombreuses questions. Génial de pouvoir se faire comprendre par Samin, 10 ans, qui répond volontiers à ses questions. Sur le chemin du retour nous traversons de vastes plantations de tomates et de manguiers. Des tonnes de tomates triées selon leur couleur et leur calibre finissent de mûrir au soleil. De retour à l’hôtel, nous profitons d’une –trop rare- terrasse pour une petite bronzette au soleil.


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Samin et le mausolée du Shah -Firozpur

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vendredi 22 janvier 2010

rajshahi - khulna (bagerhat)

Départ à 06h30. Nous quittons le district de Rajshahi pour celui de Khulna. 5 heures de route assez stressante en raison de la circulation dense et du non respect du code de la route (s’il y en a un !). Nous avons frôlé à plusieurs reprises l'accident ! Arrivés à Khulna, nous faisons nos au revoirs à Kalam, super chauffeur, débrouillard, qui s’est toujours démené pour trouver les sites que nous voulions visiter.

La différence de température est flagrante entre le nord et ici, où il fait bien plus chaud. L’après-midi, nous partons visiter le site de Bagerhat (à 45 mn de route) et ses anciennes mosquées, dont la fameuse et la plus grande mosquée du pays : Chait Gumbad (1459), coiffée de 60 dômes et soutenue par 60 colonnes. Moins ouvragée que celles de Gaud, elle est toutefois plus impressionnante par sa taille. Nous nous enfonçons à pied dans les petits villages pour une balade pittoresque à la recherche des autres mosquées, disséminées dans la végétation et les rizières, où nous sommes accueillis très chaleureusement par les villageois, tous de blanc vêtus en ce jour de prière. Les quelques bribes de bengali que nous connaissons font fureur auprès de ces derniers.

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Mosquée Chait Gumbad

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Intérieur de  60 colonnes

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Tapis pour la prière

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Rencontres et mosquées dans la campagne

   

Ce soir, nous continuons notre cure de gambas ininterrompue depuis le début de ce voyage, avec en bonus une langouste par personne pour 6 euros, une vraie ruine…

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samedi 23 janvier 2010

khulna - sundarbans

Sacs à dos débordants du rickshaw à pédales, nous partons pour le port, où nous embarquons à bord d'un petit bateau sur lequel nous allons naviguer deux jours à la découverte des Sundarbans : la plus grande étendue de mangrove au monde, classée à l'UNESCO. Le bateau coloré est composé d'une seule cabine (servant également de cuisine) et d'un pont supérieur transformé en un grand salon de plein air. Très rustique : pas de salle de bain, mais une petite cabine de toilette installée à l’arrière du bateau. On l’atteint en effectuant un numéro d’équilibriste pour ne pas tomber par dessus bord. Nous sommes accompagnés par deux hommes d’équipage, Jiha et Shahabul qui ne parlent pas un mot d’anglais et qui sont tour à tour capitaine ou cuisinier. Nous pensions aussi être accompagné d’un garde armé car les Sundarbans sont réputés pour leur banditisme, notamment lorsqu’on y passe la nuit (ce qui est notre cas), mais nous ferons sans… Nous partons donc de Khulna sur la rivière Rupsa pour 4 heures de navigation vers Mongla, porte d’entrée du parc. La largeur de la rivière est telle, qu’un fleuve de chez nous s’apparenterait plutôt à un ruisseau pour un Bangladeshi.

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Sur la Rupsa vers Mongla

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Brusquement le cours d’eau se rétréci et se divise en une multitude de canaux : nous voici donc dans les Sundarbans. Dans la partie que nous visitons, s’égrènent des villages typiques d’un côté de la rive et la mangrove de l’autre. La faune et la flore sont très riches : oiseaux multicolores de toute beauté, dauphins, loutres (apprivoisées, elles accompagnent les pêcheurs), daims, singes… et surtout, quelle quiétude. Nous nous enfonçons plus profondément dans cette jungle et jetons l’ancre pour le déjeuner, dans un endroit où seul le chant des oiseaux est perceptible. Ils sont perchés dans les sundaris, arbres hauts de 25 mètres qui ont donné leur nom à la région.

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Village bordant les canaux

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Le bateau

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Shahabul à la barre

L’après-midi, les couleurs se font plus chaudes et la végétation se reflète dans l’eau devenue un véritable miroir, irréel ! A la nuit tombée, nous jetons l’ancre au beau milieu de la rivière.

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Fabrication de bateaux

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Jiha et le repas de ce soir

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Ce soir, c’est encore et toujours gambas au dîner... on fera avec… J. Ensuite, nous nous installons dans notre couchage, à côté duquel nos deux compères, assis par terre, finissent leur repas (en mangeant avec les mains sans couverts, comme tous les Bangladeshis). Le plus cocasse, c’est qu’ils vont partager notre cabine pour la nuit (du jamais vu dans une croisière !) avec en prime un concert de ronflements en stéréo ! Ajoutez cela au stress du braquage et vous obtiendrez une véritable nuit de merde !

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dimanche 24 janvier 2010

sundarbans - khulna

08h00 du mat’, nous nous levons alors que nos deux loustics ronflent encore. La lampe à pétrole qui nous a servi de veilleuse toute la nuit est toujours allumée. Le soleil nous attend sur le pont mais pas le petit déj’… Arrivera bien plus tard une plâtrée de riz frit… Nous commençons à saturer du riz servi en quantité énorme à chaque repas mais on ne peut pas dire que l’on va mourir de faim sur ce bateau ! Nous faisons ensuite chemin inverse vers Khulna en longeant les petits temples hindous en bambou et les villages perchés sur les bancs de sable, et en croisant les barques de pêcheurs et les habitants en pleine toilette dans cette eau trouble. Le riz ne passe plus du tout au moment du déjeuner, contrairement aux gambas ! Rejoignons la rivière Padma pour une dernière et longue ligne droite vers Khulna, en observant une migration de hérons au dessus de nos têtes et des nuées d’aigrettes blanches rasant la surface de l’eau. Les malheureux oiseaux sont la cible des gamins assis dans des barques, qui essayent de les dégommer avec leur lance pierres (mais peut-être est-ce pour nourrir la famille…). Arrivés sur la terre ferme après 34 heures de bateau, nous tangons un peu mais nous sommes ravis de ces deux jours passés en pleine nature.


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Temple hindou -Villages - Pêcheurs

   

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lundi 25 janvier 2010

khulna - dhaka

8 heures de bus pour rejoindre Dhaka, sans compter 1h30 de « baby taxi » pour atteindre le quartier de Mothijeel, situé au sud de la ville. Jamais pris un taxi pareil ! Un véritable tas de ferraille, où à chaque coup de frein, on a l’impression que la voiture va se casser en deux. Nous logeons au "Pacific Hotel" situé dans un quartier d’affaires. Quand on voit le nombre impressionnant de banques  à touche-touche dans le quartier, on a du mal à croire que l’on est dans l’un des pays les plus pauvres du monde… Hôtel hyper crade (pourtant excellente critique dans le Lonely Planet) : tas de cheveux et mégots de cigarettes dans la salle de bain, moquette dégueulasse qui n’a jamais vu d’aspirateur de sa vie. Mais bon, à 8.50 euros la nuit dans une capitale, on fait avec… sac à viande à nouveau de sortie pour cette nuit. Quant à son nouveau restaurant, il faut y pénétrer avec un masque à gaz tellement l’odeur de graillon est lourde et insupportable.

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mardi 26 janvier 2010

Dhaka

Ne voulant pas avoir la nausée de bon matin, nous évitons le resto de l’hôtel pour le petit déj', mais c’est une véritable galère pour trouver un endroit où manger à 08h00 du mat’ ! En attendant l’ouverture d’une éventuelle gargote, nous nous rendons à la gare de bus de Sayedabad en rickshaw à pédales afin d’acheter notre ticket de bus pour Srimangal que nous rejoindrons demain. Dans cet endroit immense et anarchique, c’est un véritable parcours du combattant pour localiser la compagnie de bus adéquate, que nous finissons par trouver enfin après avoir questionné une dizaine de personnes.

Le ventre toujours vide, nous sautons dans un « rickshaw cage » à moteur pour nous rendre à la mosquée de Satgumbad. Nous devons retraverser tout Dhaka vers le nord, ce qui va nous demander 1 heure au milieu d’une circulation relativement fluide. Petite mosquée toute blanche datant de 1680, coiffée de 7 dômes, coincée entre des immeubles modernes. Le contraste est assez saisissant.


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Mosquée de Satgumbad


En route pour Old Dhaka, nous trouvons enfin notre bonheur : pâtisseries et cafés dignes de ce nom ! Le ventre plein, nous sommes fins prêts pour une longue visite d’ Old Dhaka où sont regroupés les principaux centres d’intérêt que nous prévoyons de parcourir à la fois à pieds mais aussi en rickshaw à pédales.


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Rickshaws à pédales

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Dès que nous pénétrons dans le quartier, nous sommes surpris du calme qui y règne et de la propreté de la moindre ruelle. Nous débutons par le temple de Dhakeswari (XII è S.), principal temple hindou de la ville, à l’architecture très sobre mais très coloré. Puis, direction la mosquée de Khan Mohammed Mirdha (1706) érigée sur une plateforme. Ses belles proportions et sa couleur ocre en font un édifice charmant. Un peu plus loin, le Lalbagh Fort (1677) composé de trois ensembles architecturaux roses de style Moghol, situé dans un grand jardin agrémenté de bassins. Une véritable oasis de fraîcheur au milieu de la vielle ville. Nombreux sont les échanges avec des étudiants, et les séances photos agrémentent cette visite. 1 km plus loin, nous arrivons à la mosquée de Chowk Bazar Shahid avec son immense minaret. Puis, c’est à pied que nous nous enfonçons dans les ruelles étroites très colorées et très animées. Les gens sont d’une incroyable gentillesse et ils nous guident dans ce labyrinthe : un véritable souk où chaque rue a sa propre spécificité (papeterie, ustensiles de cuisine, épices…). Les gens se proposent spontanément de nous accompagner dans ce dédale jusqu’au Bara Katra et au Chota Katra : deux anciens caravansérails (1650). Encore plus loin, un véritable bijou nous attend : la mosquée de Sitara (XVIII è S.) de type Mughal. Des incrustations de verres colorés forment des mosaïques ornant les murs de la très belle salle de prière. Changement radical de registre avec la visite de l’église arménienne datant de 1781. Une seconde oasis de tranquillité au cœur des ruelles très animées.


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Mosquée de Khan Mohammed Mirdha - Lalbagh Fort

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Embouteillages de rickshaws - Mosquée de Chowk Bazar Shahid

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Bara Katra et Chota Katra

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Belles rencontres

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Mosquée de Sitara

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Intérieur de la mosquée

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Affiche de film

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Petite halte au Pink Palace (Ahsan Manzil) datant de 1782, au bord de la rivière Buriganga. Nous profitons des couleurs chaudes de fin d’après-midi pour faire une balade en barque au départ de Sadarghat : véritable fourmilière flottante, un incroyable va et vient de petites barques qui se faufilent dangereusement entre les imposants ferries. L’endroit est plutôt « trash » mais fascinant !

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Pink Palace

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Sadarghat

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Balade en barque

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Ferries et barques

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Rivière Buriganga

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"Rockets" (bateaux à aubes)

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Sous le pont

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Barque faisant la navette d'une rive à l'autre

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De l'autre côté de la rivière

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Linge séchant sur la rive

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De retour à Sadarghat

Pour clore cette journée de visite, nous traversons la « hindu street » et nous voici à nouveau replongés en Inde : des tas d’ordures jonchant le sol, des boutiques d’offrandes, des temples aux statues kitsch, des odeurs d’encens. Quel contraste ! Une journée extraordinaire et un véritable coup de foudre pour Old Dhaka !


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