cox's bazar - chittagong
Bus pour Chittagong. L’après-midi, nous nous rendons au port de Sadarghat afin de traverser la rivière Karnaphuli à la recherche des pêcheries et du marché aux poissons. Malheureusement nous sommes vendredi et tout est fermé. Nous serons quitte pour un aller-retour en barque qui nous aura néanmoins permis de faire des rencontres très sympa de l’autre côté de la rive.
Joyeuses rencontres
Traversée de la Karnaphuli
Ensuite nous nous engageons dans un véritable jeu de piste pour trouver l’un des seuls Liquor Shop de la ville, dissimulé derrière un épais rideau de fer. Puis direction le marché pittoresque de la ville avec ses étals colorés et ses marchands adorables, intrigués de nous voir ici. Quel bonheur de retrouver cette chaleur humaine et cette générosité qui nous ont beaucoup manqué ces derniers jours.
Chaux à bétel
cox's bazar
Journée de repos à l’hôtel. Rien à voir, rien à faire à Cox’s Bazar : sans conteste la ville la plus touristique du pays - en plein essor - où les hôtels de luxe en chantier côtoient les nombreux déjà existants, colonisant ainsi la plage la plus longue du monde. Difficile de croire que le Bangladesh est l’un des pays les plus pauvres du monde en voyant ces milliers de touristes bangladeshis envahir en masse cet endroit ! Un tel lieu de villégiature avec une concentration d’hôtels aussi importante n’existe même pas en Inde, pourtant bien plus riche et touristique que ce pays. De plus, lorsque l’on se promène le long de la plage, le harcèlement des rickshaws agressifs est permanent. Vraiment rien d’extraordinaire.
île de saint martin - cox's bazar
Dernière matinée sur l’île avec une petite séance photo du village principal, de la jetée, de la plage et de ses bateaux.
Malgré le charme indéniable de l’île, l’ambiance y est souvent pesante car l’accueil envers les étrangers n’est pas toujours des plus agréables (une première dans ce pays !). Hormis quelques commerçants sympas, on y ressent même une certaine agressivité (notamment de la part des enfants).
En début d’après-midi nous reprenons le bateau pour Teknaf. Nous longeons les côtes birmanes totalement grillagées (et minées) sur des kilomètres et des kilomètres. A l’arrivée, un bus nous attend et nous emmène à Cox’s Bazar, la plus grande station balnéaire du pays.
Nous logeons à l’hôtel « Seagull », le meilleur de la ville. On est loin de s’imaginer le plaisir que peuvent procurer une simple bière et une douche chaude. Sans compter la variété des plats dont nous rêvions depuis plusieurs jours et qui nous attend ce soir au dîner, jouissif !
île de saint martin
Grosse journée de repos sur notre balcon, la première après déjà plus de deux semaines de visite dans le pays. Nous faisons des emplettes chez les petits commerçants du coin pour nous concocter un petit déjeuner sucré, histoire de changer des chapatis et du riz dès le matin. Un véritable orgasme !
Après le muezzin et les étudiantes, ce soir nous avons droit à des voisins très bruyants qui ne chantent pas que sous la douche. Pas très reposantes les nuits ici…
Petit dej' sur le balcon
Vue du balcon
île de saint martin
Journée de marche consacrée au tour de l’île : 15 km de belles plages bordées de cocotiers, d’agaves et de filaos. L’eau est claire mais très fraîche (env. 16/17 °c), après les îles Andamans, nous manquons un peu de courage… De toute façon, ce n’est pas vraiment dans la culture du pays de se baigner, et ce ne sont pas les femmes voilées de noir marchant sur la plage qui nous inciterons à nous mettre en maillot de bain devant elles. Les embarcations des pêcheurs ressemblant à des bateaux de pirates, les nombreuses petites échoppes de poissons séchés et de noix de coco bordant la plage, agrémentent cette belle promenade.
Echoppe de noix de coco sur la plage
Bateau de pêcheurs
Stand de poissons séchés dans l'eau
Sable bicolore
Touristes locaux
Goudronnage de bateau
Mets de choix
Jetée
Convoi de poules
A la fin de cette journée, nous nous rendons à l’évidence : nous sommes les seules étrangers sur l’île. Ce soir nous avons échappé aux sermons de l’autre fanatique, sans doute une extinction de voix après avoir tant hurlé dans son micro hier soir ! Mais nous n’échapperons pas au bordel créé par un groupe d’une cinquantaine d’étudiantes jusqu’à minuit.
teknaf - île de saint martin
Nous embarquons sur l’un des trois bateaux desservant l’île de Saint-Martin, qui déversent quotidiennement leur millier de touristes bangladeshis, en excursion pour la journée (ou plutôt pour 3 heures de visite !). Après 2h30 de traversée, nous atteignons la seule île corallienne du pays. Nous trouvons une chambre dans le meilleur hôtel du village où l’accueil est des plus chaleureux.
Port de Saint-Martin
L’endroit est charmant, les petites ruelles sont bordées de cocotiers, pas d’engins motorisés, seulement des petites carrioles colorées tirées par des vélos en guise de transport. L’endroit est très couru des Bangladeshis en voyage de noces. Sitôt déposés nos sacs, nous nous réjouissons de tester le resto mais nous allons vite déchanter… Une fois de plus nous avons le choix entre poulet frit et poisson frit, et en accompagnement : entre plâtrée de riz et … riz insipide !
Petites carrioles "taxi"
Ruelles du village
Commerçant
Petite vendeuse de poissons séchés
La carte de l’autre resto où nous nous rendons le soir est exactement la même que ce midi, et malgré l’accueil très amical, la cuisine est d’une grande tristesse. Nous sommes fixés sur ce qui attend nos papilles dans les trois prochains jours, on est bien loin de la diversité et du raffinement de la gastronomie indienne, il faut bien l’avouer ! Et pourtant nous sommes loin d’être difficiles. Vers 20h00, le muezzin voisin va haranguer les foules tel un fanatique qui appelle à la guerre, hurlant dans son micro des « Allah » en veux-tu en voilà, et ce jusqu’à 23h00, incroyable !
chittagong - teknaf
Nous avons prévu de nous rendre pour deux jours à Rangamati, à 2h30 de bus plus à l’est. Pour cela, il faut obtenir un permis au bureau de police du district, qui malheureusement est fermé aujourd’hui. Nous shuntons donc cette étape et nous nous rendons directement à Teknaf (via Cox’s Bazar) à 7h de bus vers le sud. C’est une vraie galère pour trouver la bonne gare de bus pour nous y rendre, car l’incompréhension avec le chauffeur de rickshaw est totale (comme c’est très souvent le cas). Quant au second bus entre Cox’s Bazar et Teknaf, c’est le bus de Barbie car les sièges sont tous roses et il n’y a pas de place pour caser ses jambes, un véritable supplice !
Teknaf se trouve aux confins du Bangladesh, face à la Birmanie. La rivière Naaf sépare les deux pays, c’est un haut lieu de contrebande. Rien à faire ici, si ce n’est prendre le ferry pour l’île de Saint Martin demain matin. Une fois de plus, ce soir au resto, c’est le strict minimum : alors que la carte propose des dizaines de plats, il n’y a que du poisson (pourtant délicieux) et du riz qui sont disponibles. Vivement l’île touristique de Saint Martin, où la variété devrait être au rendez-vous.
srimangal - chittagong
Afin d’éviter les 12 heures de bus entre Srimangal et Chittagong, nous avons opté pour le train (seulement 7h30). L’attente sur le quai de la gare est un véritable sketch : les gens restent plantés à 1 mètre de nous en nous regardant de la tête aux pieds pendant plusieurs minutes, quand ce n’est pas carrément un attroupement ! Les estropiés, aveugles et autres mendiants nous sollicitent sans cesse, il faut vraiment être d’une grande patience. Le train se pointe avec une heure de retard. Nous arrivons à Chittagong (2ème ville du pays) vers 20H30.
Gare de Srimangal
srimangal
Chasse aux moustiques toute la nuit ! Les pâtisseries (de style oriental) dans lesquelles nous pensions prendre le petit déj’ sont toutes fermées (les commerces ouvrent très tard le matin), nous nous contenterons d’un chapati. C’est donc avec quasiment rien dans le ventre que nous partons écumer les alentours de Srimangal en voiture avec nos deux guides : Khaled et Shajib (on ne saura jamais pourquoi ils étaient deux) .
La visite débute par le village tribal de Tripura où les habitants, très timides, ont des traits birmans et sont hindouistes. Une petite marche dans la réserve forestière de Lowachera permet d’atteindre un village Khashia (une autre ethnie), toujours perché sur les hauteurs. Cette tribu chrétienne vit essentiellement de la culture du bétel.
Village tribal de Tripura
Village Khashia
Cueillette des feuilles de bétel - Enfants Khashias
Village - Enfant Khashia et notre guide Shajib
Maison Khashia - Tri des feuilles de bétel
Dans la forêt...
Durant plusieurs kilomètres, nous traversons les plantations de thé (ce n’est malheureusement pas la meilleure saison pour les admirer) et nous atteignons celle de Madabpore, au bord d’un charmant petit lac, puis celle de Finlay’s après avoir traversé des plantations d’ananas, de citronniers et d’hévéas. Nous terminons cette visite par un village Monipuri, une autre ethnie spécialisée dans l’artisanat et plus particulièrement dans le textile. Nous y dégustons un thé très particulier : le « 7 Levels Tea », composé de 7 étages de thés aux goûts et aux couleurs différents (gingembre, citron, thé vert, thé au lait…). Même en le buvant, les différentes couches ne se mélangent pas, ce qui permet d’en apprécier pleinement toutes les saveurs.
Plantation de thé de Madabpore
Plantations de thé, d'ananas et d'agrumes
Jeune ananas - « 7 Levels Tea » - Latex coulant d'un hévéa
Le soir, retour dans la même gargote que la veille, qui est quand même la meilleure adresse de la ville. La diversité plutôt restreinte de la nourriture commence à nous peser, épicuriens que nous sommes ! La bombe anti-moustiques achetée aujourd’hui a fait des ravages dans la chambre, la nuit s’annonce plus calme que la précédente.


































































