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100 JOURS EN ASIE DU SUD
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9 décembre 2009

khajuraho

Après un petit déj’ sur la terrasse ensoleillée de la guesthouse, nous traversons la route pour visiter le plus important groupe de temples (ouest). Trois heures de visite dans un cadre verdoyant et impeccablement entretenu, où l’on découvre de vrais petits bijoux architecturaux qui figurent parmi les plus grands chefs d’œuvres de l’art indien. Les deux temples les plus impressionnants sont le Lakshmana (954) et le Kandariya Mahadev (1025) : leurs frises et leurs statues sont sculptées avec une finesse incroyable, sans oublier les scènes érotiques qui font également la renommée du site. Splendide !

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Temples de Khajuraho

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Sculptures érotiques

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Déjeuner au Blue Sky Restaurant pour y déguster un curry de noix de cajou et un curry d’aubergines sur une terrasse dominant les temples que nous venons de visiter. Puis après l’effort, le réconfort : nous nous offrons une heure de massage ayurvédique de la tête aux pieds avec des huiles très parfumées, un vrai moment de détente après toutes ces heures de visite.

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12 décembre 2009

bhopal - ujain

Vu la rareté évidente des trains et des bus le matin jusqu’à Ujain (pourtant nous avons tout tenté), nous prenons un taxi qui nous y mène en 3 heures (au lieu de six heures avec les transports de l’après midi). A notre arrivée, manque de bol, tous les hôtels sont complets… nous nous retrouvons dans un bouge, où il faudra marchander ferme pour obtenir un tarif cohérent avec le niveau de confort et de propreté de la chambre. Puis nous sautons illico dans un rickshaw, direction les temples. Le parcours est digne d’un jeu vidéo : nous traversons à toute allure les ruelles étroites et colorées, en évitant à chaque instant les vaches, étals et autres obstacles, en serrant les fesses et les coudes. Ujain est une ville sainte envahie par les pèlerins. Une très grande ferveur religieuse règne aux abords des temples et ses innombrables étals d’offrandes : l’équivalent de notre Lourdes. En descendant une flopée de marches, nous nous retrouvons sur les ghâts bordant la Shipra. Un véritable Bénarès miniature avec ses minuscules temples au bord de l’eau. Les gens se lavent et font leur lessive dans ce havre de paix, loin de la cohue de la ville (qui compte tout de même 400 000 habitants).

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Temples et ghâts

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Rencontres sur les ghâts   

Nous remontons à pied le dédale de ruelles jusqu’au temple de Gopal Mandir. L’atmosphère dans les rues est trépidante : nous assistons à des scènes de vie quotidienne hautes en couleurs telles de nombreuses processions de mariages tonitruantes qui défilent sous nos yeux au beau milieu des échoppes et des petits marchés. Nous n’arrêtons pas de serrer les mains et sommes une fois de plus LA curiosité de la journée. Ce sont toujours les mêmes questions qui nous sont posées , mais étant les seuls touristes (un vrai luxe), c’est un vrai plaisir d’y répondre.

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Mosquée et temple de Gopal Mandir

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Procession de mariage

Au crépuscule, nous retournons sur les ghâts pour assister à la cérémonie du Ganga Aarti célébrant les divinités hindoues en musique et en lumière. Plusieurs prêtres y officient en décrivant de grands cercles avec des torches, selon un rituel bien orchestré, au bord de l’eau. Un moment très envoûtant à vous donner la chair de poule.

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Cérémonie du Ganga Aarti

18 janvier 2010

Dhaka - bogra (Mahasthangarh & Paharpur)

Kalam nous attend à 07h00 en bas de l’hôtel, il nous a même apporté le journal ! Nous nous mettons en route pour Bogra à 3h30 de Dhaka. Il fait très froid ce matin, le brouillard est à couper au couteau ! Nous sortons facilement de la ville à cette heure-ci en traversant d’immenses zones industrielles d’usines de textiles ( le « Made in China » revient désormais trop cher pour les pays riches…), puis nous arrivons en pleine campagne. La route est très belle et bordée de rizières à perte de vue et de beaux champs de bananiers. Petit déjeuner de pâtisseries à l’orientale dans un restoroute, où le personnel nous regarde comme des extra-terrestres ! Mais la curiosité prend vite le dessus et les serveurs, souriants, viennent échanger quelques rares mots d’anglais avec nous. Comme ils ont doublé notre commande par erreur, nous laissons bien évidemment quelques pâtisseries sur nos assiettes car nous sommes plus que repus. Qu'à cela ne tienne, c’est avec le plus grand naturel que les serveurs les remettrons en vitrine et nous les déduirons de la note !

Après l’installation au « Safeway Motel » à Bogra, nous repartons illico pour Mahasthangarh à 10 km plus au nord. Ce site archéologique possède d’anciens murs d’une citadelle qui s’étend sur 2 km². Ils sont les vestiges de la plus vieille cité du Bangladesh, datant de trois siècles av. J-C. A l’intérieur de ces murs se trouvent quelques tumulus, vestiges de temples ou d’habitations, tour à tour bouddhistes, hindouistes ou musulmans (ils ont malheureusement été pillés au fil des siècles). Aujourd’hui, il ne reste que des murs de briques mais très bien conservés pour leur âge. Quant aux villageois occupant les lieux, ils y cultivent toutes sortes de légumes, ce qui fait de ce site, un lieu à la fois archéologique et maraîcher. Première pose photo avec des étudiants pressés de tester leur anglais avec nous. Il semble que l’on ne passera pas inaperçus durant ce voyage…


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Mahasthangarh

Nous poussons ensuite 53 km plus à l’ouest pour rejoindre le site de Paharpur en pleine campagne. Bonne  nouvelle : il est 13h00 et le brouillard s’est dissipé, nous apprécions la vingtaine de degrés que nous offre le soleil. Quand nous voyons les endroits que nous traversons (des trous !) pour atteindre le site, nous nous félicitons d’avoir loué un véhicule : aucun bus en vue dans cette cambrousse, où les seuls moyens de locomotion sont des vélos à plateforme pouvant accueillir 4 passagers. Nous visitons le Somapuri Vihara, un immense monastère bouddhiste de 11 ha, datant du XVIII è S. Si les 170 cellules, le réfectoire et les cuisines sont en ruine, le stupa central de 20 m de hauteur est très bien conservé, de même que ses frises en terre cuite aux motifs très variés, voire très amusants ! Une très bonne surprise à laquelle nous ne nous attendions pas. Le soir, nous dînons pour 3 euros avec deux plats de gambas en sauce très bien cuisinés, encore une bonne surprise mais  la bière est inexistante…


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Paharpur

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14 décembre 2009

mandu - maheshwar

Ce matin, nous louons un vélo afin de visiter les sites les plus éloignés de Mandu. Une quinzaine de kilomètres parcourus dans une campagne agricole verdoyante, ses minuscules hameaux et ses petites maisons en torchis, où les habitants semblent vivre dans une autre époque. Nous croisons de nombreux groupes de pèlerins tous de blanc vêtus se rendant au Rupmati Palace, perché sur une falaise à 366 m de hauteur, et qui offre une vue vertigineuse sur la vallée en contrebas.

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Pèlerins au Rewa Kund

Nous rejoignons ensuite la petite ville sainte de Maheshwar en 1h15 de taxi. Un endroit très paisible au bord de l’imposante rivière Narmada. Du fort et du Maheswar Palace (XVIII è S.), la vue est imprenable sur les deux imposants temples à étages surplombant les ghâts et sur celui de Shiva, plus petit, situé au milieu de la rivière. Un petit tour en bateau nous permet d’avoir une belle vue d’ensemble sur tous les édifices bordant la rivière. Quel bonheur de s’installer en fin d’après-midi sur les marches, en observant les rituels des pèlerins et autres scènes de la vie quotidienne. Nous assistons même à une procession d’une centaine de femmes en pleurs, s’immergeant dans l’eau. Nous pensons que du fait que les femmes ne sont pas admises aux crémations, elles rendent ainsi hommage au défunt de leur côté. Mais vu que personne ne parle anglais (et que nous ne parlons pas hindi !), nous n’aurons pas plus d’explications. Le soleil qui dore les façades se reflète à la surface de l’eau et nous enveloppe de sa chaleur. Ce moment de quiétude est une perfection, tout comme la cuisine que nous avons pu déguster ici : kofta de légumes et sauce aux épinards, curry de pois chiches, curry de poulet et pakoras d’une grande finesse. Bravo au chef cuistot de l’hôtel Narmada Retreat pour la qualité de ses petits plats.

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Ghâts et temples au bord de la Narmada

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Balade en bateau

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10 janvier 2010

havelock island (village n°5)

La journée débute par une belle balade dans la mangrove, emblématique aux îles Andamans. Des racines jaillissant hors du sol et des pousses émergeant du sable constituent un habitat de choix pour de petits crabes rouges et bleus qui ne possèdent qu’une seule pince et qui se comptent ici par centaines. Puis nous profitons du côté plus civilisé de l’île (comparé à Neil island), en nous rendant au village n°3 pour dénicher des cartes postales et faire une séance internet dans une boutique, coincés entre les maillots de bains et les bouées.


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Lézard

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Crabe de mangrove

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Mangrove

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Village n°3


L’après-midi, baignade sur la plage n°5, où malheureusement la techno (musique que nous adorons pourtant) crachée à fond les gamelles, saccage la sérénité des lieux… Future Thaïlande ? Nous espérons que non ! Il est vrai que la destination est très prisée des jeunes Israéliens qui viennent ici pour s’éclater après leurs trois années de service militaire (2 pour les femmes). Le soir, re-cocktail et re-poisson frais… une vraie torture !

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25 décembre 2009

kandy

A 07h00 du mat’, revoilà ma bande d’anglais sur la terrasse pour un petit déjeuner tonitruant. La nuit a été courte pour tout le monde, sauf que je n’en ai pas profité comme eux ! Je décide de prendre mon peti déj’ à l’extérieur car je n’en peux plus de leurs voix (à noter, une belle poissonnière en prime dans le lot !).

Puis c’est parti pour la visite du Temple de la Dent ( XVII è S.), lieu sacré, qui comme son nom l’indique, renferme une des dents de Bouddha (tout est bon pour faire du business !). Une foule monstrueuse se rue vers l’entrée et je suis le flot de pèlerins. Nombreux contrôles à l’entrée suite à l’attentat de 1998. Une grande ferveur règne dans ce complexe, composé du temple lui-même (coiffé d’un toit doré) et entouré d’un autre bâtiment abritant un musée et d’autres petits sanctuaires. En guise d'offrandes, des milliers fleurs dont les parfums explosent et des milliers de roupies bien entendu... De nombreuses petites bougies brûlent par centaines à l’extérieur. Le site est entouré de plusieurs Devale, petits sanctuaires dédiés aux divinités hindous. Au nombre de quatre, ils sont plus ou moins proches du temple. Au Natha Devale (XIV è S.), j’ai pu observer un rituel consistant à arroser l’arbre sacré de Boddhi et j’y ai également vu de nombreux éléphants.


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Echoppes d'offrandes dans Temple Street

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Arbre de Boddhi et éléphant au Natha Devale

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Intérieur du Temple de la Dent

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Offrandes et prières

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Bougies par centaines


Après ce bel épisode religieux, place au shopping ! Je me rends au très animé marché de la ville, où les étals de fruits et de légumes explosent de leurs couleurs vives. J’y achète des mangues et une vingtaine de gousses de vanille pour à peine 5 euros (voilà mes souvenirs préférés). Les marchands sont tous plus charmants les uns que les autres.

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Marché de Kandy

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Ensuite, j’avais prévu de grimper sur les collines pour y admirer la ville et le lac vus d’en haut, mais c’est encore la pluie qui m'a stoppé net à 14h00. Resto et internet, puis à 17h30, spectacle de danse et de musique kandyenne au bord du lac. Rythme des percussions très entraînant, figures acrobatiques, et même marche sur des braises composent ce superbe spectacle d’une heure trente. Super dodo ce soir car les britishs ont la gueule de bois !


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Temple de la Dent by night


3 février 2010

île de saint martin - cox's bazar

Dernière matinée sur l’île avec une petite séance photo du village principal, de la jetée, de la plage et de ses bateaux.

Malgré le charme indéniable de l’île, l’ambiance y  est souvent pesante car l’accueil envers les étrangers n’est pas toujours des plus agréables (une première dans ce pays !). Hormis quelques commerçants sympas, on y ressent même une certaine agressivité (notamment de la part des enfants).

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En début d’après-midi nous reprenons le bateau pour Teknaf. Nous longeons les côtes birmanes totalement grillagées (et minées) sur des kilomètres et des kilomètres. A l’arrivée, un bus nous attend et nous emmène à Cox’s Bazar, la plus grande station balnéaire du pays.

Nous logeons à l’hôtel « Seagull », le meilleur de la ville. On est loin de s’imaginer le plaisir que peuvent procurer une simple bière et une douche chaude. Sans compter la variété des plats dont nous rêvions depuis plusieurs jours et qui nous attend ce soir au dîner, jouissif !

   

20 novembre 2009

Chhomrong (2210 m)-Deorali (3200 m):10 km-7h30

La journée commence très bien : de mon lit, je profite d’une vue magnifique sur le Macchapucchare (6997m), l’Annapurna sud (7273m) et le Hunchuli (6441m). L’étape du jour doit nous mener jusqu’au village-dortoir d’Himalaya (d’où son nom qui manque un peu de patine) en une grosse journée de montée d’au moins 6 heures. En quittant Chhomrong, nous « plongeons » à pic vers la rivière : 3000 marches d’après Ram… ce qui veut dire autant à remonter jusqu’au village de Sinuwa. L’enfer dès le matin, je n’ai jamais autant sué de ma vie ! Aujourd’hui l’overdose de marches est atteinte et j’ai besoin –comme au Col de Thorung La- de puiser  dans mon mental. Après 2h, nous arrivons épuisés (du moins moi) à Sinuwa, où nous reprenons des forces avec un massala tea accompagné de biscuits à la noix de coco bien énergétiques, car le pancake de ce matin à été insuffisant. Nous repartons pour Bamboo, que nous atteignons à l’heure du déjeuner après deux nouvelles heures de marche.


Puis c’est reparti pour une très belle marche sur un terrain un peu moins pentu à travers une magnifique forêt, qui offre de temps en temps de beaux points de vue sur le Macchapucchare, de belles cascades ou encore de hautes falaises, dans lesquelles se nichent des abeilles sauvages y produisant du miel, que les habitants des villages voisins récoltent non sans danger. Nous apercevons même un singe langur, qui effrayé par le bruit de nos pas, se réfugie au sommet d’un arbre. A partir du village de Doban, un lourd brouillard s’installe vers 16h00 et nous plonge prématurément dans une semi pénombre… il est temps d’arriver ! Sauf qu’au village d’Himalaya toutes les chambres ont été réservées par un groupe de chinois ! Je suis à bout de force après cette montée de forçat mais nous n’avons pas le choix, il faut continuer à grimper pendant  1h30 vers Deorali, dans le froid et jusqu’à épuisement total. Juste avant la « vraie » nuit, nous atteignons la Shangrila Guesthouse à 3200m d’altitude après 7h30 « d’escalade ». Ces deux derniers jours ont vraiment été très intenses sur le plan physique, la simple vision d’un escalier en pierre qui grimpe m’insupporte, quelle saloperie ! Un plat de patates et je pars me coucher à 19h00… mais le sommeil n’arrivera que vers 22h00, car de la violence physique endurée aujourd’hui et combinée à l’altitude, résulte une belle insomnie.

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Chhomrong

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Macchapucchare (6997m)

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1 février 2010

île de saint martin

Journée de marche consacrée au tour de l’île : 15 km de belles plages bordées de cocotiers, d’agaves et de filaos. L’eau est claire mais très fraîche (env. 16/17 °c), après les îles Andamans, nous manquons un peu de courage… De toute façon, ce n’est pas vraiment dans la culture du pays de se baigner, et ce ne sont pas les femmes voilées de noir marchant sur la plage qui nous inciterons à nous mettre en maillot de bain devant elles. Les embarcations des pêcheurs ressemblant à des bateaux de pirates, les nombreuses petites échoppes de poissons séchés et de noix de coco bordant la plage, agrémentent cette belle promenade.


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Echoppe de noix de coco sur la plage

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Bateau de pêcheurs

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Stand de poissons séchés dans l'eau

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Sable bicolore

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Touristes locaux

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Goudronnage de bateau

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Mets de choix

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Jetée

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Convoi de poules


A la fin de cette journée, nous nous rendons à l’évidence : nous sommes les seules étrangers sur l’île. Ce soir nous avons échappé aux sermons de l’autre fanatique, sans doute une extinction de voix après avoir tant hurlé dans son micro hier soir ! Mais nous n’échapperons pas au bordel créé par un groupe d’une cinquantaine d’étudiantes jusqu’à minuit.

 

25 novembre 2009

Pokhara

De mon balcon, je profite d’ une vue imprenable sur le Machhapuchhare et le Manaslu, fantastique ! Mais comme nous sommes arrivés la veille, un jour trop tôt, nous changeons d’hôtel pour le Pokhara Village Resort, plus au nord où j’ai cette fois ci une belle vue sur le lac Phewa. Aujourd’hui, nous louons un VTT pour une balade urbaine. Nous nous rendons tout d’abord à la grotte hindoue de Gupteshwar Mahadev : nous nous enfonçons dans une galerie surchauffée par l’humidité pour atteindre -dans un premier temps- le temple de Shiva, puis- dans un second temps- une caverne, d’où l’on peut voir la cascade de Devi qui se déverse dans une rivière souterraine de 1.5 km. Nous pédalons ensuite vers le musée international de la montagne. Je ne l’imaginais pas aussi vaste et aussi intéressant ! Durant 3 heures, nous visitons cet endroit évoquant la région montagneuse de façon très exhaustive : ethnies, montagnes, expéditions, faune, flore et … le Yéti !

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Vue sur le Macchapuchhare (6997m)

Puis Ram me propose une visite un peu moins conventionnelle du vieux Pokhara et des quartiers (voire bidonvilles) entourant l’aéroport et l’ancienne gare routière. Bonjour la discrétion à vélo ! Puis il m’emmène dans un de ces bouis-bouis ! Mais les momos qui y sont servis à toutes heures et les brochettes de bœuf sont délicieux (pourvu que mon estomac tienne le choc !). J’ai vraiment adoré ce moment authentique. Le soir, Ram est arrivé avec deux heures de retard car il a rencontré un ami venant de son village, ils ont tellement papotés des derniers potins, qu’il n’a pas vu l’heure passer. Tout confus, il m’offre trois paquets de thé pour se faire pardonner. Trop gentil !

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Pause momos

15 décembre 2009

maheshwar - omkareshwar

1h30 de taxi sont nécessaires pour rejoindre Omkareshwar, autre ville sainte située au bord du fleuve sacré Narmada. Après avoir franchi un long pont réservé aux piétons, on arrive sur une île où se concentre la majorité des temples, dont le Shri Omkar Mandhata, le plus vénéré. On y croise une foule impressionnante de pèlerins et de saddhus mais aucun touriste. Les échoppes qui vendent des bondieuseries colonisent les petites ruelles menant aux ghâts, où l’animation est très grande. Comme à Maheshwar, un petit tour en bateau permet de profiter d’une vue globale très photogénique sur l’ensemble des édifices.

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Temple Shri Omkar Mandhata

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Etals d'offrandes

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Pèlerins sur les Ghâts

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Vue du bateau

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Etal de bondieuseries et poudres de tikka

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Sur les hauteurs de l'île

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Une fois de plus, nous logeons dans un hôtel du « Madhya Pradesh Tourism » et, de notre balcon, nous jouissons d’une vue magnifique sur la ville (les hôtels du MPT bénéficient toujours d’une situation fantastique, généralement les meilleurs endroits pour se loger dans cette région où le choix est plutôt restreint). Dans une ville sainte où l’alcool, la viande et les œufs sont interdits, nous avons tout de même réussi à nous procurer de la bière « sous le manteau » …dans un magasin de saris ! On se serait cru en pleine époque de la prohibition !

21 décembre 2009

colombo - anuradhapura - mihintale

Réveil à 04h30 pour me rendre à la gare du fort. J’embarque à bord du train de 05h45 à destination d’Anuradhapura, pour 4 heures de voyage (seulement 3 euros en première classe !). Des paysages de cocotiers, de bananiers et de rizières défilent sous mes yeux émerveillés. En guise de petit déjeuner, je mange des brioches fourrées d’une farce très pimentée (presque trop à cette heure ci !). Un petit garçon m’offre tour à tour des bonbons, des biscuits, et je suis tellement repu que je suis obligé de refuser le sandwich offert par sa mère : adorables !

Arrivé à destination, je m’installe à la « Shalini Guesthouse » où le personnel est très accueillant. Déjeuner sur la terrasse au premier étage, quand soudain…. il se met à pleuvoir ! Moi qui n’ai pas vu une seule goutte de pluie depuis 7 semaines, me voilà servi ! Il me faudra attendre 14h00 pour pouvoir débuter la visite du site de Mihintale à 13 km de la ville. C’est de cet endroit que le bouddhisme se propagea au Sri Lanka en 247 av. J-C. Le site est composé de monastères en ruine,  de dagobas (tels ceux d’Ambasthale et de Mahaseya), de statues bouddhiques et de grottes sculptées, qu’on atteint en gravissant pas moins de 1840 marches. De cet ensemble, entouré d’une végétation dense et magnifique, tels des cocotiers et des frangipaniers, on jouit d’une vue imprenable sur la plaine environnante (notamment sur le « Rocher de la Méditation »). Après 2h30 de visite, la pluie interrompt sa trêve, et c’est sous un vrai déluge que mon tuk-tuk me ramène à l’hôtel. Quelle chance j'ai eu d'avoir pu visiter Mihintale au sec !


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Dagoba d’Ambasthale - Statues du roi Devanampiya Tissa et de Bouddha 

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Rocher de la Méditation

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Sommet du Rocher de la Méditation - Dagoba de Mahaseya

28 décembre 2009

nuwara eliya - horton plains - ella

Réveil à 05h00 (l’arak tape encore un peu) et départ à 05h30 en taxi pour le parc national d’Horton Plains, seulement distant de 25 km, mais la route qui y mène est si défoncée, qu’il nous faudra deux heures pour l’atteindre. Le parc occupe un vaste plateau à plus de 2000 m d’altitude, couvert de collines verdoyantes, de forêts denses, de cascades (dont la chute de Baker), de cours d’eau bordés de rhododendrons et du fameux « World’s End » : un précipice de 880 m offrant une vue vertigineuse sur toute la vallée. De nombreux animaux y élisent domicile : j’ai eu la chance d’y observer une multitude d’oiseaux multicolores et même un élan. Une petite randonnée de trois heures (10 km) absolument magique, tellement l’endroit est mystérieux et calme. Malgré le prix d’entrée exorbitant, le site mérite sans conteste le détour.


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Route vers Horton Plains

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Sentier de randonnée

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"Little World's End"

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Collines

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Oiseau coloré - Fleur- Elan

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World's End

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Petites rivières

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Chutes de Baker - Rhododendrons


J’ai ensuite prévu de rejoindre la gare de Patipola (à 6km de là) pour atteindre Ella en train, mais la pluie tombée la veille a été si violente que tous les trains ont été annulés ! Je casque donc le double du prix pour rejoindre Ella en deux heures de taxi. Cette journée m’est revenue très chère ! J’arrive donc à Ella avec deux heures d’avance (ce qui n’est finalement pas si mal) à l’hôtel « Mountain Heavens » qui offre une vue splendide sur la faille d’Ella et sur la  cascade de Bambaragama. De ma chambre et de ma terrasse gazonnée, j’admire ce paysage exceptionnel : deux montagnes (dont le Rocher d’Ella à droite) laissent entrevoir en leur centre, la plaine côtière et la vallée à perte de vue (1000 m en contrebas). L’endroit idéal pour se reposer, de plus le personnel de l'hôtel est très attachant. Je savoure ma première douche chaude depuis Colombo, un vrai bonheur !


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Faille d'Ella

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Faille d'Ella - Cascade de Bambaragama 

30 décembre 2009

tissamaharama - parc de yala

Réveil à 04h30. J’avais rendez-vous à 05h00, il est 05h30 : toujours personne. Les autres chauffeurs de jeep me disent de ne pas m’inquiéter car ils leur arrivent d’être en retard. De plus, ils connaissent bien mon chauffeur. 06h00 : toujours pas l’ombre d’une jeep à  l’horizon. Je rejoins ma chambre, le moral dans les chaussettes, ayant vraiment l’impression de m’être fait avoir. A 06h30, il est temps de partir à la recherche d’une autre jeep dans la ville. Je suis très en colère et me jure de retrouver cet escroc dans la journée ! Je trouve un autre véhicule au même prix. Son chauffeur connaît bien l’autre loulou et me dit avec le plus grand naturel : « Il a du trop boire hier soir ! « . Il me rembourse même les 1000 rps que j’avais donné la veille, vraiment sympa.

C’est donc parti pour le parc de Yala. Comme le dit le Lonely Planet : « ce n’est pas le Kenya », mais j’ai tout de même pu y observer plusieurs éléphants, des crocodiles, des paons, des singes, des chacals, des biches, des varans, des buffles et des oiseaux très colorés… mais pas de léopards, on ne peut pas tout avoir. De plus ces animaux évoluent dans un très beau cadre naturel. Nous avons même fait une halte sur une plage au bord de la mer (durement touchée par le tsunami car des bungalows des rangers, il ne reste plus que les fondations). Un très beau safari de 5 heures !

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Singe langur - Paon

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Chacal au loin

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Repas d'un éléphant

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Plage bordant le parc

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Crocodile

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Après un petit déj’ tardif, je m’effondre comme une masse après ces deux levers consécutifs aux aurores. En fin d’après-midi, je me promène le long de la rivière (où les baigneurs sont nombreux) et dans les rizières bordant le grand Dagoba blanc (55.8 m).

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Le grand Dagoba blanc dans les rizières

4 janvier 2010

colombo - chennai

Réveil à 03h00 du matin pour rejoindre  l’aéroport. Les rues sont désertes à cette heure-ci et le trajet de 30  km ne prend qu’une quarantaine de minutes. J’embarque sur un Airbus de la compagnie Sri Lankan pour un vol d’une petite heure à destination de Chennai (Madras), en Inde, où Serge m'attend.


Pour nous suivre aux Îles Andamans, cliquez sur le bernard-l’hermite !


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9 janvier 2010

neil island - havelock island (village n°5)

Prenons le ferry de 09h00 pour une heure et demi de navigation vers l’île d’Havelock. Nous débarquons sur une jetée offrant une belle vue sur la végétation luxuriante de l’île et ses bateaux de pêche colorés qui flottent sur une eau cristalline. Nous logeons dans le village n°5 au « Wild Orchid » avec ses bungalows de charme et certainement le meilleur restaurant de l’île. En traversant une petite forêt, on atteint la plage avec son eau peu profonde, limpide et d’une température à la limite de l’indécence, tellement elle est chaude. Quelques cocotiers –pourtant rares sur les autres plages – bordent son sable fin. Cocktails et poissons frais clôturent cette première journée sur cette île un peu plus fréquentée que la précédente.


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Port de Neil Island

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Port de Havelock Island

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Plage n°5

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8 janvier 2010

neil island

Ce matin, le temps est splendide car la perturbation est passée. Nous partons visiter l’île en rickshaw pour la matinée, en sillonnant les petites routes bordées de bananiers et de rizières. Au programme : la plage n°3 délimitée par le belles arches de corail (la marée basse permet une belle balade au milieu des coraux), la plage n°5 forme une belle anse et la plage n°4, près de la jetée, offre une baignade dans une eau peu profonde et très chaude. L’après-midi se déroule sur la plage n°1, que nous redécouvrons bien plus jolie sous le soleil. Inutile d’ajouter que toutes ces plages sont désertes, un vrai bonheur pour les solitaires que nous sommes !


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Plage n°3

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Crabe prisonnier de la marée

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Arche de corail

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Corail multicolore

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Plage n°5

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Plage n°4

7 janvier 2010

neil island

Journée très pluvieuse mais qui nous laisse tout de même une bonne heure de répit afin que nous puissions nous baigner dans l’eau chaude de la mer d’Andaman. Nous observons également les nombreux bernard-l’hermite qui colonisent la plage. Une fois de plus, les pluies orageuses vont combler notre déficit de sommeil en nous accordant une belle partie de l’après-midi à somnoler. Quant au poisson grillé du soir (commandé dès le petit-déj’ !), on en devient accros.


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Plage n°1

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Bernard l'hermite

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2 janvier 2010

akurala

Pendant que je déguste ma papaye (« du jardin », ça va de soi) qui compose mon petit-déjeuner gargantuesque, Jagath tente de chasser un serpent qui s’entête à vouloir entrer dans la maison ! Puis je flemmarde une journée entière sur « ma petite plage » où les rencontres avec les locaux ne manquent pas, car je suis une véritable curiosité pour eux… Loin de moi les plages à pizzas et boîtes de nuit ! Un dîner digne des plus grands restos m’attend encore ce soir : poisson grillé, aubergines frites, curry de pommes de terre, riz coloré, salade, dal et rotis. Toujours un festin.


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"Ma" plage

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Belles rencontres

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Entrée - cuisine - salle à manger

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31 décembre 2009

tissamaharama - galle

Réveil matinal pour rallier Galle au plus tôt. J’attends au petit arrêt de bus situé devant l’hôtel, lorsqu’une jeep s’arrête. Son chauffeur m’invite à embarquer dans le véhicule pour me déposer à la gare routière, vraiment adorable. Il me conseille vivement de rejoindre Matara dans un premier temps pour y changer ensuite de bus. Je suis ses précieux conseils et 4h30 plus tard me voici arrivé à destination, en ayant fait un seul changement de bus et en ayant pu profiter de places assises (certaines étant réservées pour le clergé, ce qui me révolte !) sur les deux tronçons. Le beau temps est au rendez-vous, et pour la première fois, je longe la côte bordée de cocotiers.


Galle est une ville coloniale fortifiée dont les ruelles sont bourrées de charme. D’anciennes maisons hollandaises, des églises (dont l’église hollandaise réformée, 1640) et d’autres bâtiments (dont d’anciens entrepôts abritant le « National Maritime Museum ») jalonnent ses rues. La « Khalid’s Guesthouse », dans laquelle je loge, est d’ailleurs une ancienne maison coloniale rénovée, ne comportant que 4 chambres. Durant 3 heures, j’arpente les rues et effectue le tour complet des remparts et de ses portes (dont la Porte Principale, 1873) afin d’apprécier pleinement  l’atmosphère surannée de cette ville.  La fête bat son plein car c’est jour de Poya (pleine lune), et nombreux sont les promeneurs se baignant autour du petit phare (18m, 1938). J’ai même posé avec de jeunes sri-lankais pour une séance photo, ça faisait longtemps depuis l’Inde. Impossible en ce jour de Poya de trouver la moindre bière… De plus, tout le quartier du fort est musulman. Mais comme à Omkareshwar, en Inde, je finis par en dénicher « sous le manteau » afin de fêter dignement cette nouvelle année. Ma guesthouse, entourée de nombreuses mosquées, est également tenue par des musulmans, tout comme les nombreux commerces du quartier. Ce soir, je suis donc un véritable « Hors la loi » en ayant introduit cette boisson illicite dans ma chambre, mais je trouve cela plutôt excitant ! Bonne année !


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National Maritime Museum

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Mosquée

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Petit port de Galle

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Galle et ses bâtiments coloniaux

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Khalid’s Guesthouse

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Phare, mosquée et plongeurs

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Jour de fête

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Eglise hollandaise réformée

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Mosquée, écritaux, fort

29 décembre 2009

ella - tissamaharama

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Aujourd’hui, je quitte la région montagneuse et il me faut rejoindre Tissamaharama… ce qui ne sera pas une mince affaire car il n’y a aucun bus direct. De plus Ella est un tel trou, qu’il n’y a aucune gare routière : il faut chopper un bus sur le bord de la route et espérer que ce soit le bon ! Après être ressorti d’un premier bus (car quelqu’un m’a raconté n’importe quoi), j’en intercepte un autre pour Wellawaya, ma première « escale », à une heure de route. Comme d’hab.’, le bus est bondé mais je trouve tout de même une place, avec mon sac de 15 kg sur les jambes durant tout le trajet. Il y a bien plus de place dans le second bus qui m’amène à Tanamalwila en 1h30 et dans le troisième pour Tissamaharama pour une dernière heure de route. Ouf ! Je n’aurais jamais imaginé traverser ces villes totalement inconnues lors de la préparation de mon voyage !


Donc 3 bus et 4 heures plus tard me voilà arrivé à Tissamaharama (pour seulement 60 cts d’euros, ça change du budget taxi !), ville très vivante entourée de rizières. Je m’installe  à la « Refresh Guesthouse » qui ne possède que 4 chambres car c’est avant tout le meilleur restaurant de la ville… le plus cher aussi. Je commande le plat le moins cher : un curry de poisson au lait de coco pour 3.5 euros…succulent. La ville possède un beau dagoba blanc mais les touristes y viennent surtout car c’est le point de départ pour visiter le parc national de Yala. A peine installé, qu’un chauffeur de jeep se présente à moi et me propose 5 à 6 h d' excursion en voiture privée pour 4000 rps. Le prix me semblant correct, j’accepte et nous nous donnons rendez-vous le lendemain à 05h00. Je lui donne 1000 Rps en guise d’acompte, en échange de sa carte professionnelle. Quelques instants plus tard, il se représente à moi en me disant que si cela m’intéresse, il a trouvé deux clients supplémentaires et que le prix n’est plus que de 3000 Rps… je lui dis de retourner à l’école car 4000 divisés par 3 ne font pas 3000 ! Le baratin interminable qu’il me déverse ensuite, m'exaspère tellement que je lui balance sa carte en lui demandant de me rendre mon fric. Malheureusement il a soi-disant déjà fait le plein d’essence avec cet argent (mensonge ?). Pour le principe je refuse de partager le véhicule à ce prix incohérent et partirai donc tout seul… et toc !

Ensuite  je pars faire un petit tour en ville afin d’y retirer de l’argent, car je dépasse largement le budget que je me suis fixé. Le Sri Lanka n’est pas un pays si bon marché que cela pour une personne voyageant seule, à moins d’utiliser uniquement les transports locaux, mais il faudrait y rester le double de temps alors…La bouffe est moins bon marché que dans les autres pays d’Asie. Quant aux entrées dans les sites, elles sont hors de prix : le billet pour le triangle culturel (Anuradhapura, Polonnaruwa et Sigirya) coûte 40 euros, l’entrée à Horton Plains : 20 euros, l’entrée au parc de Yala : 20 euros. Je ne croise pas non plus beaucoup de routards, la majorité de la clientèle est plutôt en couple et loue une voiture avec chauffeur. Heureusement que j’alterne les transports locaux avec les taxis. Ce soir, c’est poisson grillé et vite au lit car il faudra se lever très tôt demain matin.


27 décembre 2009

kandy - nuwara eliya

Départ de Kandy à 07h00 en taxi pour Nuwara Eliya à 1889 m d’altitude et distante de 80 km. J’ai opté pour ce moyen de transport afin de pouvoir profiter au maximum des paysages qui ont l’air fabuleux sur ce trajet (il serait frustrant de les rater à bord d’un bus bondé). Je vais pouvoir m’arrêter quand je le désire et allier ainsi transport et découverte. A peine quitté la ville que la route serpente et commence à grimper très raide (un dénivelé de 1400m). Bientôt les premières plantations de thé apparaissent, d’un vert émeraude éclatant sous le soleil. Paysages de collines verdoyantes utilisées également pour des cultures maraichères, agrémentés de cascades, de lacs et de marchands de légumes tout le long de la route. Arrêt à la fabrique de thé de Labookellie juste pour une pause photos, car il ya trop de monde à visiter l’endroit (j’ai prévu une visite de fabrique à Nuwara Eliya).  Route enchanteresse !


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Route pour Nuwara Eliya

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Fabrique de thé

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Cultures maraichères

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Champs de thé

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Cueilleuse tamoule

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Fabrique de thé de Labookellie

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Villages tamouls


Le trajet dure normalement 2h30 mais avec les arrêts, je suis arrivé après 4 heures de route à la « King Fern Guesthouse » à Nuwara Eliya : grand bungalow composé de seulement 3 chambres, au milieu d’un très beau jardin. Il était temps d’arriver car il se met à pleuvoir dès mon arrivée. J’ai bien fait de partir tôt ce matin de Kandy, car j'aurai ainsi pleinement profité des paysages d’exception sous les seules et uniques quatre heures de soleil de la journée . A peine installé, on me sert le très précieux breuvage de la région qu’est le thé. Je ne suis pas un grand connaisseur mais il est très bon.


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King Fern guesthouse


Après ce petit déj’ tardif, je pars à la découverte de la ville, pas très attrayante, mais qui possède quelques bâtiments et sites datant de l’époque de la colonisation britannique, tels la poste et le très beau jardin Victoria. Petit tour au marché, moins grand que celui de Kandy mais tout aussi animé. Je grimpe ensuite dans un tuk-tuk pour visiter la plantation de thé de Pedro, à 3.5 km, créée en 1885. Comme c’est dimanche, l’usine n’est pas en activité mais il est toutefois possible de la visiter. Un guide m’explique tout le processus nécessaire à la transformation du thé, de la cueillette à la mise en sac, en passant par le séchage, le roulage, etc., tout en nous promenant au milieu des nombreuses machines que compte l’usine, très intéressant. Petite dégustation ( je ne sais pas combien de litres de thé j’ai déjà bu aujourd’hui !) et balade au milieu des champs de thé. Vraiment une très belle journée dans la campagne après ces deux jours à Kandy, assez bruyants.


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Fabrique de thé de Pedro

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Intérieur de la fabrique de Pedro - Marché et poste de Nuwara Eliya


Le soir, après le dîner, nous faisons une partie de cartes avec un couple anglo-hollandais et une Malaisienne au coin de la cheminée (les nuits sont froides en altitude) et le patron offre une tournée générale d’Arak !

20 décembre 2009

sri lanka - colombo

" Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps. "  Françoise Sagan


N’ayant pas dormi à l’hôtel à Mumbai, le vol de 2h20 sur la compagnie Sri Lankan vers Colombo m’a paru très court. En fait, je n’ai rien vu du plateau repas et je ne me souviens que très vaguement du décollage et de l’atterrissage.

A 06h00, me voici au Sri Lanka pour débuter une nouvelle aventure en solo ! Il fait déjà très chaud au petit matin. Après des formalités très rapides, je change quelques euros en roupies, puis je prends un taxi (très sympa) vers la « Colombo House ». Cette guesthouse de quatre chambres est une ancienne bâtisse coloniale se situant dans le quartier de Kollupitiya, dans une rue très calme en face de l’ambassade des Emirats Arabes Unis. Tout le quartier est composé de belles maisons aux jardins verdoyants, ce qui est plutôt agréable dans une ville de 2 millions d’habitants.

Après un bon petit déj’ et un gros retrait d’argent (sensé être suffisant pour tout le séjour), je pars en tuk-tuk vers la gare du fort, afin d’y acheter un billet de train à destination d’Anuradhapura pour demain matin. La ville est super fliquée, nombreuses sont les routes fermées à la circulation et les check points sont fréquents. On ressent une certaine tension même si la guerre civile est terminée. De retour à la guesthouse, je m’effondre comme une masse, après une nuit blanche, pour une grosse sieste d’un après-midi entier ! Le soir, je me rends au restaurant « Raffles » (anciennement Kent Café) à deux pas de la Colombo House. Resto plutôt chic situé également dans une maison coloniale. Je savoure un curry de poulet noir à la noix de coco : un régal pimenté et parfumé d’une multitude d’épices et d’herbes pilées, me rappelant davantage la cuisine indonésienne qu’indienne. Le tout dans un cadre plus qu’agréable, bourré de charme !


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Colombo House - Réception de la guesthouse - Curry au restaurant Raffles 

   

18 décembre 2009

aurangabad - Ellora

Le matin, nous sautons dans un bus local pour atteindre les grottes d’Ellora 45 mn plus tard. Egalement classées à l’UNESCO, ces grottes creusées dans la roche se composent de trois parties : les grottes bouddhiques (600-800), hindouistes (600-900) et Jaïns (800-1000). Elles renferment toutes de magnifiques statues et autres colonnes sculptées dans la roche. Certaines sont même composées de plusieurs étages. Mais la pièce maîtresse du site est sans conteste le temple de Kaisala (VIII è S.), un monumental édifice creusé par le haut (ce qui évitait toute utilisation d’échafaudages !) : tout simplement prodigieux ! Riche de frises, de sculptures et de nombreuses salles, ce temple s’admire également du haut, d’où la vue est vertigineuse. Nous n’avons jamais vu une réalisation de la sorte, quel travail ! 7000 hommes ont été nécessaires durant 150 années. Malgré l’absence de peintures (contrairement à Ajanta), les grottes bouddhiques valent largement le détour (2H de visite rien que pour elles !) car en plus des nombreux viharas, le temple de Chaitya Viswakarma est d’une grande beauté. Quant aux grottes Jaïns, reliées entre elles par d’étroits couloirs, elles sont d’une finesse incroyable. Plus de 4 heures de visite ont été nécessaires pour savourer ce site unique en son genre.

   

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Grotte jaïn et grotte bouddhique

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Temple de Kaisala

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A 22h00, nous partons en bus-couchette pour Mumbai. De véritables lits nous attendent pour 7 heures et demi de route confortable.

17 décembre 2009

jalgaon - Ajanta - Aurangabad

Lever aux aurores pour chopper un bus en direction des grottes d’Ajanta. Comme à chaque fois que nous prenons le bus, il faut se battre pour avoir une place assise. Mais nous sommes devenus experts en la matière en imitant nos amis indiens, c’est-à-dire « chacun pour sa gueule » : on gratte les files, on bouscule, c’est devenu une routine !

1h10 plus tard, nous arrivons au site d’Ajanta, (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) : une trentaine de grottes bouddhiques creusées dans la paroi abrupte des gorges de la Waghore, en forme de fer à cheval. Ces grottes furent creusées entre 200 av. J-C. et 650. et renferment des fresques et des sculptures de toute beauté, très bien conservées, et ce dans un site naturel grandiose. Un travail de titans ! Nombreuses ont encore été les sollicitations à être pris en photo, mais avec la variante du jour : c’est main dans la main que nous posons avec les Indiens !

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Grottes d’Ajanta

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Rencontres

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Sculptures et entrée d'une grotte

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Intérieur des grottes

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Dans la soirée, nous rejoignons Aurangabad à 2H de route. Nous logeons dans un quartier charmant et dînons au Family Restaurant qui sert une cuisine aussi raffinée que pimentée ! Délicieux poulet tikka, raita d’ananas, sheek kebab de légumes et curry d’aubergines. Au moment de payer l’addition, Sanjay, le jeune serveur, nous demande un autographe… là ça devient du délire !

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100 JOURS EN ASIE DU SUD
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