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100 JOURS EN ASIE DU SUD
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6 janvier 2010

port blair - neil island

Encore un réveil très matinal pour rejoindre le port, où nous embarquons sur le bateau de 06h30 vers Neil Island. Après deux heures de traversée, nous atteignons cette île rurale qui marque pour nous le début d’un bon repos d’une dizaine de jours.

Nous logeons au Pearl Park Resort dans un bungalow au charme rustique, au beau milieu d’un jardin fleuri et parfaitement entretenu. Ici pas de noms : les villages et les plages portent des numéros. La plage n°1 se trouve à quelques mètres de la guesthouse, après avoir traversé les plantations de bananiers et une belle forêt primaire de mahuas aux allures préhistoriques. Il nous faudra attendre que la pluie cesse pour savourer une première baignade au bord de cette plage considérée comme étant la plus belle de l’île. On est loin des clichés « cocotiers », l’ensemble dégage une atmosphère très sauvage dans un cadre naturel préservé. La conséquence directe liée à ce cadre singulier est la présence de nos « grandes copines » les sandflies (cf. blog des Philippines 2008). Il est très difficile d’y échapper car elles nous suivent même dans l’eau. Seb en fera encore les frais… mais maintenant il est équipé d’une lotion miracle achetée à Palawan aux Philippines ! Les trombes d’eau qui s’abattent régulièrement sur l’île sont propices à des siestes curatives. Le soir, c’est poisson grillé au resto « les pieds dans le sable », entourés des chiens du resort guettant la moindre arête qui pourrait tomber sur le sol.


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Notre bungalow au Pearl Park Resort

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Jardin du resort

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Plage n°1

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7 décembre 2009

orchha

Orchha est une grosse bourgade paisible au bord de la rivière Betwa, perdue au milieu de multiples palais et temples. Nous entamons cette journée de visite par le colossal Chaturbhuj Temple (XVI è S), surmonté de flèches et de coupoles. C’est à la lampe frontale que nous gravissons les marches abruptes qui mènent à son sommet. Des dizaines de langurs nous tiennent compagnie : la vigilance est de rigueur car il faut se tenir à la fois à distance du vide et des singes quelque peu agressifs. De là haut, la vue est imprenable sur le très vénéré Ram Raja Temple aux coupoles roses et or et sur les ruelles très animées, occupées par les vendeurs d’offrandes, de pâtisseries et de babioles en tous genres. Vision panoramique et vertigineuse sur les palais occupant le fort face à nous.

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Chaturbhuj Temple

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Poudres de tikka

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Langur et Raj Mahal

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Chaturbhuj Temple vu du Raj Mahal

Franchissons ensuite le pont menant aux palais de l’autre côté de la rive et débutons par le Raj Mahal (1531), couronné de chhatris (dômes en forme de parapluie) : un véritable labyrinthe de cinq étages avec ses volées de marches et ses peintures murales bien conservées.

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Raj Mahal

Découvrons ensuite le Jehangir Mahal (XVII è S.) qui incarne l’apogée de l’architecture islamique médiévale : un vrai bijou sur plusieurs étages… émerveillement garanti à peine entrés dans sa cour ! Il possède quelques belles céramiques bleues ayant résistées au temps (à l’époque, les murs en étaient recouverts). Suivant le niveau et l’angle où l’on se trouve, la vision est toujours inédite et enchanteresse : un régal pour les yeux et certainement l’un des plus beaux palais que nous ayons vu. Sans parler des panoramas sublimes qu’il offre sur les nombreux petits temples parsemés dans la campagne, le Raj Mahal ou encore la petite cité en contrebas.

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Jehangir Mahal

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Vache sacrée et repas de mariage dans les rues d'Orchha

A 500 m au sud du village, un ensemble de cénotaphes royaux borde la rivière. Ces cinq mausolées, survolés par des vautours, sont impressionnants de part leur taille et très esthétiques. Nous achevons cette journée de visite par le Lakshmi Narayan Temple qui jouit d’une vue splendide sur Orchha. Traversons ensuite le pont en pierre pour admirer les chhatris au crépuscule. Le spectacle vaut le coup d’œil mais il se résume à un aller-retour express car nous sommes sans cesse importunés par les saddhus réclamant quelques roupies et surtout par l’odeur pestilentielle des déjections humaines qui minent le sol et la moindre parcelle de rocher… Séance photo en apnée totale, épouvantable ! Malgré ce dernier épisode cracra, nous avons eu un énorme coup de cœur pour ce bourg paisible, authentique , d'une richesse et d'une beauté incroyable

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Cénotaphes royaux

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1 janvier 2010

galle - unawatuna - akurala

Lever à 07h30, une première pour un 1er janvier ! Après un bon petit déj’, je me débarrasse discrètement de l’objet du délit introduit dans ma chambre hier soir, dans la première poubelle de rue venue ! Un petit tour à la poste pour envoyer mes cartes postales, puis je saute dans un tuk-tuk qui m’emmène sur la très grande et très belle plage d’Unawatuna, très calme en ce lendemain de bringue. Premier bain de mer de l’année (on ne peut pas faire plus tôt !) et du voyage, dans une eau limpide et chaude. A midi, je m’offre un calamar grillé, puis je prends la direction de la gare routière où j’embarque à bord d’un bus pour Akurala, les pieds encore pleins de sable et le maillot de bain toujours mouillé.

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Plage d'Unawatuna

Après une petite heure de route – malheureusement jalonnée de maisons dévastées par le tsunami – j’arrive à la « Piya Nivasa Guesthouse »: une magnifique demeure coloniale toute blanche datant du XIX è S. C’est l’un des rares édifices du coin à avoir résisté au tsunami. Je suis accueilli les bras ouverts par Roy, le propriétaire des lieux qui me présente sa femme Nisah, son fils Jagath et son épouse Iresha ainsi que leur petite fille Tanisha. Nous faisons connaissance dans le salon faisant office d’entrée devant un bon gâteau fait maison, des « bananes du jardin » (j’adore !) et un thé au gingembre. Je me sens immédiatement « à la maison » et je suis très enthousiaste à l’idée de passer trois jours en compagnie de cette famille si adorable. La guesthouse comporte 6 chambres  mais je suis le seul hôte de la journée. En traversant la route, je profite d’un après-midi entier de plage pour moi tout seul ! Une journée de repos qui est une véritable rareté ces deux derniers mois. A l’heure du dîner, je suis reçu comme un vrai roi dans la salle à manger en plein air. Nisah s’est pliée en quatre pour me concocter un repas ne comprenant pas moins de 7 plats ! Que dire de ce festin….que c’est sans hésiter le meilleur repas que j’ai pu faire au Sri Lanka : curry de poulet au lait de coco frais (noix de coco du jardin aussi !), curry de légumes variés, dal, rotis (pain) et bien sûr un délicieux riz complet. Je suis conquis. Nous parlons inévitablement du tsunami, leur récit me glace le sang, je n’arrive pas à croire que ce soit arrivé ici. Pourtant en voyant le regard terrifié de Roy me contant cette tragédie, cela en dit long sur le traumatisme qu’ils ont du endurer. Aujourd'hui ces mêmes gens ont retrouvé leur joie de vivre et sont d’une telle générosité qu'ils m’ont profondément ému. Quel exemple, quelle belle rencontre, quel cadeau.

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Piya Nivasa Guesthouse

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Dîner de roi

19 décembre 2009

mumbai

Il fait encore nuit lorsque nous arrivons au terminus de bus, au sud de Mumbai. Prenons un taxi pour le nord de la mégalopole et plus précisément vers Juhu Beach, proche de l’aéroport. Journée de repos au bord de la piscine du Novotel, l’un des hôtels les plus luxueux dans lesquels nous ayons séjourné. Ca ne fait pas de mal de se chouchouter un peu après ce périple si intense en Inde centrale. Vers minuit, nous nous disons au revoir, Seb part vers l’aéroport afin de prendre son vol à 03h40 pour le Sri Lanka. Nous nous retrouverons dans deux semaines à Chennai, en Inde du sud.


Pour suivre Seb au Sri Lanka, cliquez sur l'éléphant !


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5 novembre 2009

Besisahar (950 m) - Ngadi (920 m) : 12,4 km - 3 h

Nuit excellente malgré la dureté du sommier et les allers et venues des uns et des autres aux toilettes. 08h00 du mat : petit déjeuner maigrelet, casquette de contrefaçon chinoise achetée à la dernière minute (la mienne a du préférer rester dans la capitale !) et nous voilà partis avec Ram pour le début d’une longue aventure que je partage volontiers avec mes compagnons suisses, leur guide et leur porteur. Ce premier jour de trek débute comme un véritable conte de fée : après seulement 1 heure de marche, la moitié de la semelle de ma chaussure gauche se détache… ce n’est pas grave, il ne reste plus que 280 km à parcourir !!! Pour Ram, c’est irréparable car aucun point de couture n’est possible entre la semelle et la chaussure. Il ne sert à rien de retourner à Besisahar car les commerçants n’y vendent pas de chaussures de marche. Le prochain magasin de godasses étant « seulement» à 4 jours de marche, Ram coupe  au couteau le morceau de semelle qui pendouille et je ferai désormais bien attention à éviter tout contact avec l’eau sur cette partie. Au pire j’ai de bonnes sandales de marche. Ca commence très fort ! Mais cela n’entache en rien mon moral car même pieds nus, je le ferai ce trek !

Nous nous remettons en route et profitons  des vues splendides sur le Ngadi Chulli (7879m) cerné de rizières en terrasses, de petits hameaux -tel celui de Khudi- et autres cultures de bananiers et de pois. C’est à Bhulbule que se font les formalités d’entrée dans l’« Annapurna Conservation Area ». Franchissons également deux beaux ponts suspendus, dont un en bois… sujets au vertige s’abstenir ! Croisons des chevaux acheminant des sacs de riz et autres céréales dont c’est la récolte actuellement. Puis après 3h de marche (au lieu des 5 annoncées, c’est le monde à l’envers avec les transports !), nous arrivons à Ngadi au « Holiday Trekker Lodge », charmant avec son jardin verdoyant au bord de la rivière Ngadi Khola et le Ngadi Chulli en toile de fond. Plat de pâtes et bronzette au soleil au son de l’eau qui coule en contrebas, un petit bonheur. Mais cette facilité du premier jour en cache certainement d’autres plus éprouvants… Dîner de Dal Bhat, plat national composé d’une soupe de lentilles, de riz nature, d’un curry de légumes et de pain frit (roti). Puis retour dans le bungalow où la nuit s’annonce fraîche, si l’on tient compte de l’espacement important entre les planches constituant les parois de la chambre.

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Entrée dans le parc national de l'Annapurna

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Premier pont suspendu

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Rivière Ngadi Khola

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Bhulbule et le Ngadi Chulli (7879m)

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Porteuse de poules - Campagne maoïste - Chaussures après un jour de trek !

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17 novembre 2009

Lete (2430 m) - Tatopani (1200 m) : 22 km - 7 h

Une nouvelle journée de trek commence, un peu identique à celle d’hier : marche sur la route, vent, poussière, mais le temps est dégagé et le soleil est au rendez-vous (ça faisait un petit moment qu’il ne s’était pas montré). Progressons vers le village Thakali de Ghasa (2120m), puis franchissons la Kali Gangaki sur un long pont suspendu. Nous admirons la vertigineuse gorge formée par les deux très hauts sommets que sont l’Annapurana 1 et le Dhaulagiri, elle serait la plus encaissée du monde. Déjeuner face à la cascade de Chhahara et un petit bain de soleil tant attendu. Apparemment nous sommes devenus de vraies stars… pendant que nous mangions, une randonneuse s’approche timidement de notre table en nous demandant : «  Alors, c’est vous qui avez passé le Thorung La sous la neige… ».. Enorme !

L’après-midi fut bien plus intéressant car plus nous descendions, plus nous redécouvrions ces paysages campagnards (maisons rurales, champs, bananiers) du début du trek. L’air se réchauffant très vite, nous réalisons que nous avons dévalé plus de 4000m en quelques jours seulement. Une fois parvenus à Tatopani, nous prenons nos quartiers à la Himalayan Guesthouse et nous offrons tous les trois une bonne bière dans un minuscule boui-boui où se croisent locaux et autres saddhus. Nous nous rendons ensuite aux sources d’eau chaude desquelles on n’attendait franchement pas grand chose. Mais quelle belle surprise : une piscine ultra brulante en plein air et au bord de la rivière ! Nous sommes aux anges et sifflons bières sur bières en profitant de cet endroit et de cet instant si unique. C’est une véritable toilette intégrale que nous effectuons au jet de ce bassin « trop chaud », ce qui nous change des filets d’eau gelée depuis deux semaines. Un moment de pur épicurisme qui se prolongera jusqu’à la tombée de la nuit et qui restera inoubliable.

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Vallée formée par l'Annapurna 1 et le Dhaulagiri

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2 novembre 2009

Nepal - Kathmandu

"Si tu n'arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore". Jean Giono 


Il y a deux ans nous partions pour un premier voyage culturel au Népal et notamment la vallée de Kathmandu (http://sergiosebnepal.canalblog.com/): nous avons littéralement succombé au charme de ce pays ! Je me suis promis d’y retourner pour y marcher plus longuement cette fois-ci. Promesse tenue ! C’est durant 3 semaines que je vais sillonner les sentiers du Tour des Annapurnas pour ensuite pénétrer au cœur de ce massif jusqu’au camp de base de l’Annapurna, soit 280 kilomètres en tout !


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6 heures 45 de vol très confortable avec la compagnie Etihad entre Paris et Abou Dhabi, et me voici dans les Emirats Arabes Unis où – vu du ciel – tout n’est que désert de sable et buildings en construction. A 07h00 du matin, il fait déjà 23°c. Une courte escale de 2 heures et demi et j’embarque pour 4 heures de vol supplémentaires pour rallier ma destination finale : Kathmandu, capitale du Népal. Lors de l’atterrissage, les hauts sommets de l’Himalaya défilent  déjà sous mes yeux.  Une fois les formalités de visa effectuées, mon sac à dos récupéré et mes euros changés en roupies népalaises, je savoure les 25° c que m’offre ce pays de montagnes pourtant à plus de 1000 mètres d’altitude. 

Accueil chaleureux d’un représentant de l’agence de trek (parlant un français impeccable) avec un magnifique collier d’œillets d’Inde ! Sur la route menant à l’hôtel Marsyangdi Mandala, les larmes me montent aux yeux lorsque nous passons devant les ghâts de crémation de Pashupatinath, haut lieu de culte hindouiste qui m’a particulièrement ému il y a deux ans de cela. L’hôtel est extrêmement bien situé entre Thamel (au nord) et Durbar Square (au sud), les chambres y sont très propres et le personnel très accueillant. Ma chambre donne sur la cour d’une école : bonjour l’animation en journée ! Quant à la nuit, ce sont les chiens errants du quartier qui prennent la relève… Malgré l’excitation liée au début de cette nouvelle aventure, je suis tout de même un peu fatigué par les heures de vol et le décalage horaire. Quant  aux deux plateaux repas généreux servis à bord, ils m’ont rassasiés jusqu’à demain matin. Vers 19h00, je profite d’une bonne douche bien chaude car il n’y en aura pas beaucoup dans les semaines à venir et je matte quelques clips indiens à la télé. Puis, je m’endors sous cette belle pleine lune qui se pavane devant ma fenêtre. 

3 novembre 2009

Kathmandu et Bungamati

07h00 : vêtu d’une polaire,  je dévore un petit déjeuner gargantuesque sur la terrasse du resto après le jeûne de la veille. Une généreuse théière de masala tea  (que j’adore ! ) me réchauffe dans cette fraicheur matinale. La panse bien remplie, il est maintenant envisageable de partir découvrir le village newar de Bungamati situé à 10 km au sud de Kathmandu. Il n’avait pas été possible de visiter cette petite cité deux ans auparavant car la pluie en avait décidé autrement. Cette journée de liberté dans la vallée de Kathmandu avant le départ du trek est une véritable aubaine pour rattraper le temps perdu. Un taxi négocié à 1000 roupies et me voilà installé à bord du véhicule possédant le tableau de bord le plus kitsch et le plus original de la planète : une véritable pelouse campée par des statuettes de Ganesh (qui est également le prénom du chauffeur !), de Bouddha et autres fleurs en plastique… du grand art ! L’émotion me submerge à nouveau lors de la traversée de Durbar Square, véritable fourmilière toujours aussi vivante : les couleurs des saris des femmes et des échoppes de fruits et de légumes explosent tel un feu d’artifice. Des colliers de fleurs par centaines en guise d’offrandes aux dieux, des temples, des bougies, des parfums, des saddhus : une ferveur religieuse telle, qu’elle est palpable à chaque coin de rue. Et ces hommes qui flânent  main dans la main, signe témoignant de leur amitié.

Plus nous nous éloignons de la ville, plus la vue sur les hauts sommets se dégage. Arrivons au milieu des rizières bordant la rivière Bagmati au village de Bungamati. De grandes et hautes demeures en briques (datant d’au moins 200 ans) sur lesquelles pendouillent  tresses d’ail et épis de maïs,  entourent une immense place où sèchent grains de riz et piments rouges. En son centre, trône un magnifique temple. Tout autour se déploient d’étroites ruelles envahies de chèvres et édifiées de maisons  aux fenêtres de bois sculptées, d’un grand bassin, de puits et d’autres petits temples : un vrai petit bijou. De plus ses habitants sont très sereins et très accueillants. Quel bonheur de siroter lentement un thé offert par Ganesh dans un tel endroit, assis sur les tabourets d’une gargote qui n’a pas du voir beaucoup de visiteurs.  Ah si ! J’ai entrevu un groupe de chinois mitraillant intensément le site de leurs flashs pendant environ un quart d’heure et puis plus rien….

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Village newar de Bungamati

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Temple de Rato Machhendranath

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Séchage du grain sur la place principale

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Temple de Padmapur Mahadev

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Autour du réservoir Dey Pukha

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Tableau de bord végétal - Piments séchés - Momos

Retour à Kathmandu pour une longue sieste malgré le champs de foire créé par les écoliers sous ma fenêtre. Entre les parties de badminton et de basket, ils n’ont pas été beaucoup en cours cet après-midi… En soirée, je fais la connaissance de mon guide. Il s’appelle Ram (TAMANG de son nom), il a 26 ans, il est bouddhiste et vit à Bodnath. Lorsqu’il n’exerce pas le métier de guide, il peint des thangkas (peintures tibétaines sur toile). Ram fait parti d’une famille de 5 enfants, ses parents sont agriculteurs et vivent à 130 km à l’est de Kathmandu. Le premier contact est très bon malgré que nous soyons tous deux très calmes et un peu timides. D’ailleurs, afin de se détendre un peu et de faire plus ample connaissance, nous sirotons une « Everest Beer », boisson qui comme son nom l’indique est purement locale. Ram a bien compris mes attentes et est très rassurant dans sa façon d’appréhender ce trek. De plus - et ce qui n’a aucun rapport avec ce qui précède- il me donne entre 26 et 28 ans… je pense qu’on va bien s’entendre ! Actuellement, nous ne connaissons ni l’un ni l’autre le porteur qui nous accompagnera, ce sera la surprise demain matin. Un bon plat de momos au poulet et une petite séance d’internet (après plus d’ordi pendant au moins une semaine) et vite au lit.

23 novembre 2009

Chhomrong (2210 m)-Birethanti (1050 m):13km-6h

Réveil à 07h00, c’est presque une grasse matinée ! Au réveil, de mon lit, je profite à nouveau d’une superbe vue sur l’Annapurna Sud et le Hunchuli. Un bon pancake au chocolat et au miel (l’association est cependant moyenne !) et nous nous mettons en marche pour ce dernier jour de trek, qui consiste en une descente de 1200m. Nous traversons des villages Gurung où des familles entières s’affairent à la récolte du millet.

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Vue de ma chambre

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Séchage et égrenage du millet

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Petit massala tea à Kiwe, et c’est reparti pour Syauli Bazar que nous atteignons pour le déjeuner. Et là… c’est LE gros coup de pompe comme je n’en ai jamais eu durant tout le trek. C’est officiel : je suis épuisé (heureusement que ça tombe le dernier jour). Un bon curry de légumes accompagné d’une plâtrée de riz et  nous entamons la dernière ligne droite jusqu’à Birethanti. Plus qu’une heure et demi de marche et c’en est terminé… Nous arrivons à la Moonlight guesthouse, après avoir franchi un dernier pont suspendu au dessus de la rivière Modhi Khola. Après une bonne douche, je m’effondre comme une masse pour une bonne sieste. Vers 18h00, je rejoins Ram qui est en train de draguer les cuisinières. Nous prenons l’apéro dans cette cuisine en plein air où règne une animation du tonnerre ! En guise d’amuses gueules, nous piquons par ci par là dans les casseroles et renouons avec la viande (du poulet) après ces trois semaines végétariennes. Je n’arrive pas encore à réaliser que nous avons parcouru 280 km ensemble, mais j’ai réalisé un rêve, c’est certain.

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Préparation du Dal Bhat

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16 novembre 2009

Marpha (2665 m) - Lete (2430 m) : 21 km - 5 h

Nous quittons Marpha de bonne heure sous un ciel très couvert. Avant de nous mettre vraiment en marche, nous visitons une distillerie qui produit le célèbre Brandy de Marpha. Puis c’est une longue journée de marche qui nous attend, une des moins palpitante depuis le début de ce trek. Nous marchons en effet sur une route de terre fine et sèche, empruntant quelques raccourcis qui traversent la Kali Gandaki, nouvelle rivière (par endroit asséchée) que nous longeons depuis hier. La végétation réapparaît dans le paysage mais les sommets enneigés sont en partie cachés par les nuages. Le vent souffle fort comme hier et à chaque croisement de véhicules (seulement 9 en 5 heures), nous « bouffons » la poussière dégagée par ces derniers. Traversons les villages de Tukuche, Larjung, Kokhethati et Kalopani avant d’atteindre Lete où nous logeons à la Kasturee Guesthouse.

La propriétaire des lieux a la gentillesse de nous chauffer un grand seau d’eau chaude afin que nous puissions nous décrasser, après ces 47 km marchés en deux jours. Je me fais un nouveau copain sur la terrasse de ma chambre : un gros toutou qui a tant aimé mes caresses, qu’il ne me lâche plus. Nous nous retrouvons le soir dans la petite salle de resto qui résonne aux sons des films de Bollywood. Un brasero placé sous la table nous réchauffe les jambes. Nous goûtons pour la première fois aux spécialités Thakalis : sorte de gnocchis à la farine de sarrasin agrémentés de curry de légumes, de soupes savoureuses et de sauce tomate à la coriandre fraîche, un pur régal. Nous entrons en effet dans les premiers villages de ce groupe ethnique après ceux des tibétains.

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Lit asséché de la Kali Gandaki

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Distillerie à Marpha - Gardien et délicieuse cuisine Thakali du lodge à Lete 

10 novembre 2009

Pisang (3240 m) - Manang (3535 m) : 14,4 km - 5 h

Petit point météo du jour : 5.5 °C dans ma chambre. J’ai très mal dormi car mes anti-inflammatoires m’ont bouffé l’estomac toute la nuit ! Mais à 06h30,un ange prénommé Grégory frappe à ma porte avec une tasse de thé chaud et me fait instantanément oublier ce moment très désagréable, adorable ! Hier nous avons demandé à nos guides un petit-déjeuner local pour changer des pancakes habituels qui ne sont pas terribles : ce matin on se retrouve donc avec un bol de tsampa fumant sur la table, ce qui est en d’autres termes une bouillie d’avoine … le seul –je dis bien le SEUL – et unique plat que je déteste au monde ! Oui, je l’ai déjà testé en … Bretagne ! Je pars donc le ventre vide avec un déficit de sommeil et les deux heures de marche pourtant "faciles" par rapport aux jours précédents me paraissent une éternité. Je plane (altitude ?) et me traîne… Pause thé indispensable à Hongde (3420m) avec vue sur le petit aérodrome. Quelques biscuits énergétiques partagés avec Anouk en guise de petit déj’ (elle n’est pas fan de tsampa non plus !), et c’est reparti comme si de rien n’était avec une forme rapidement retrouvée. Parcourons la majestueuse vallée de Braka qui nous offre tour à tour une vue sur les Annapurnas 2, 4 et 3, dominant les nombreux pins et la rivière nichés dans la combe.

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Village de Hongde

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Vallée de Braka

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Arrivons à Manang, superbe village tibétain à 3535m d’altitude. Nous passerons deux nuits consécutives à la Manang Guesthouse où j’en profite pour sauter sous une douche tiède (11°C dans la salle de bain !) tant que le soleil est encore présent car le courage va certainement me manquer une fois la nuit et le froid tombés. Premier rasage depuis une semaine, première lessive aussi, les mains dans l’eau gelée. Je pars ensuite tout seul (de temps en temps ça fait du bien aussi) à la découverte des petites ruelles avec ses maisons de pierres, ses chortens et ses dzos (croisement ente une vache et un yak). Manang est un véritable paradis pour les touristes : achat de cartes postales et séance internet à 10 euros l’heure : du pur luxe ! Mais ma petite folie du jour sera sans hésiter un bon café noir et un croissant au chocolat, une des abondantes viennoiseries disponibles dans les nombreuses boulangeries du village, un véritable Shangri-la que cet endroit !

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Village de Manang

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17 janvier 2010

dhaka - bangladesh

" Un regard est dans tout pays un langage. " Georges Herbert


09h00 du matin, température de 17°C à l’arrivée à Dhaka … les îles nous manquent déjà ! Première impression très bonne : l’aéroport est vaste, propre et moderne. Quant aux routes, elles sont belles et larges. Nous qui nous attendions à arriver dans une capitale ressemblant à Rangoon, nous sommes agréablement surpris.

Nous logeons dans le quartier de Banani, assez calme pour une capitale car c’est le quartier des ambassades et des belles maisons. Aujourd’hui, nous ne visitons pas encore la ville, cette journée est consacrée à l’organisation des prochains jours : retrait d’argent et recherche d’une location de voiture avec chauffeur, afin de visiter le district de Rajshahi au nord, durant cinq jours. Dans la rue, les gens - peu habitués aux touristes - nous croisent bouches bées. La première agence nous annonce un prix exorbitant. Le pays n’étant pas touristique, le service que nous demandons est à la limite d’une prestation pour VIP ! Deuxième agence : prix légèrement plus bas mais toujours trop élevé pour nous. . Nous sautons dans un rickshaw grillagé au milieu de la circulation anarchique pour nous rendre auprès d’une association de chauffeurs indépendants afin d’y trouver un prix plus raisonnable. Après un dernier marchandage, nous trouvons notre moyen de transport pour presque la moitié du prix demandé par la première agence. Coût auquel nous ne nous attendions pas pour le pays (nous pensions payer moitié moins cher !), mais ce mode de transport est indispensable pour atteindre les sites archéologiques, tous situés à des dizaines de kilomètres des villes dans lesquelles nous allons loger. Notre chauffeur s’appelle Kalam, il nous raccompagne gentiment à l’hôtel au milieu des embouteillages monstrueux. Presque un après-midi entier aura été nécessaire pour trouver notre bonheur, ça promet pour la suite !

Une bonne sieste au son du muezzin (le pays est à 83 %  musulman car il faisait partie du Pakistan jusqu’en 1971), puis nous partons dîner en traversant les rues bondées de rickshaws à pédales tous plus décorés les uns que les autres. Nous voulions les utiliser pour rejoindre le DIT Circle, mais comme personne ne parle anglais, c’est un véritable dialogue de sourds, ils ne comprennent pas où nous voulons nous rendre et nous sommes contraints de rester manger dans le quartier. Aujourd’hui, nous avons déjà bien mesuré la densité humaine (la plus importante au monde ), 140 millions d’habitants, alors que le pays est presque 4 fois plus petit que la France !

4 février 2010

cox's bazar

Journée de repos à l’hôtel. Rien à voir, rien à faire à Cox’s Bazar : sans conteste la ville la plus touristique du pays - en plein essor - où les hôtels de luxe en chantier côtoient les nombreux déjà existants, colonisant ainsi la plage la plus longue du monde. Difficile de croire que le Bangladesh est l’un des pays les plus pauvres du monde en voyant ces milliers de touristes bangladeshis envahir en masse cet endroit ! Un tel lieu de villégiature avec une concentration d’hôtels aussi importante n’existe même pas en Inde, pourtant bien plus riche et touristique que ce pays. De plus, lorsque l’on se promène le long de la plage, le harcèlement des rickshaws agressifs est permanent. Vraiment rien d’extraordinaire.

27 janvier 2010

Dhaka - srimangal

4h30 de bus au départ de la gare routière de Sayadabad, direction Srimangal dans le district de Sylhet. Contraste incroyable, lorsqu’à 30 km de notre arrivée nous passons brusquement d’un paysage uniformément plat (composé de rizières et de cocotiers) à des vallons couverts de champs de thé, d’hévéas et d’ananas.

Srimangal est une petite ville charmante (c'est tout de même bien agréable de quitter la monstrueuse mégalopole de Dhaka). Nous nous installons à l'hôtel "Tea Town" à 5 euros la chambre. A la nuit tombée, les rues de la ville s’animent, mais dans la foule, la présence des femmes est quasi inexistante. Inutile de chercher un restaurant avec une carte, ici nous mangeons dans une gargote servant un plat unique à température ambiante. Toujours ces énormes plâtrées de riz mais le curry de poulet est délicieux. Pas d’entrées, pas de desserts… Nous savons déjà à quoi  nous attendre demain.

4 janvier 2010

chennai - inde

"Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne" Christian Charrière


Nous nous retrouvons, Serge et moi, dans un hôtel proche de l’aéroport de Chennai (Madras) car nous ne passons ici qu’une petite nuit de transit avant notre envol vers les îles Andamans, demain matin. Ce soir, nous dégustons un délicieux poulet tikka dans lequel je retrouve les saveurs subtiles et pimentées de l’Inde, bien plus raffinées qu’au Sri Lanka : un vrai retour à la haute gastronomie !

5 janvier 2010

chennai - port blair

Après une nuit des plus courtes, nous émergeons difficilement à 02h00 du mat’ pour retourner à l’aéroport. Serge est en plein jet lag et Seb commence à cumuler la fatigue après ses deux demi nuits de sommeil consécutives. Deux heures de vol plus tard (avec la compagnie King Fisher), nous atterrissons à Port Blair, capitale des îles Andamans. Un permis (en plus du visa requis) nous est délivré à l’arrivée. Le temps est lourd et couvert et nous sommes immédiatement plongés dans une chaleur humide. Il est vrai que nous nous trouvons plus près des côtes birmanes que des côtes indiennes et le climat s’apparente plus à celui de l'Asie du sud-est.

Port Blair est une ville verte, agréable et très animée. L’agitation indienne, les rickshaws et les vaches sont au rendez-vous, même à 1200 km de l’Inde continentale ! Nous profitons de notre arrivée très matinale pour retirer des roupies (après il sera trop tard sur les îles voisines), reconfirmer notre billet retour vers Calcutta, réserver notre billet de bateau pour Neil Island demain matin, réserver nos chambres pour les jours à venir (le choix étant plutôt restreint) et faire une petite séance internet. Après toutes ces activités pratiques, une sieste bien méritée nous attend au très sympa hôtel Aparupa qui possède d’ailleurs une excellente table : dégustation d'un excellent « prawn massala curry » à un prix dérisoire, la cure de poisson est désormais lancée !

16 décembre 2009

omkareshwar - jalgaon

Au réveil, notre balcon est envahi par les singes qui chipent tout ce qu’ils trouvent ! Ils nous tiennent compagnie pendant que nous écrivons nos cartes postales. 1h30 de taxi pour rejoindre la gare de Khandwa, puis train pour Jalgaon. Trois heures de voyage épique, debout (nous étions sur liste d’attente), coincés entre les chiottes nauséabondes et une espèce de lavabo dégueulasse, où les passagers viennent y faire leur vaisselle ou leur lessive, en nous arrosant copieusement au passage. Sans compter les nombreux crachats rouges de bétel à même le sol. Les portes du train sont grandes ouvertes et nous sommes quasiment sur les marches. L’avantage est que le vent chasse les mauvaises odeurs, mais parfois c’est la même chose à l’extérieur, voire encore plus insupportable ! Il est vrai qu’en Inde, les gens ont pour habitude de prendre les voies de chemin de fer pour des toilettes publiques.

30 janvier 2010

chittagong - teknaf

Nous avons prévu de nous rendre pour deux jours à Rangamati, à 2h30 de bus plus à l’est. Pour cela, il faut obtenir un permis au bureau de police du district, qui malheureusement est fermé aujourd’hui. Nous shuntons donc cette étape et nous nous rendons directement à Teknaf (via Cox’s Bazar) à 7h de bus vers le sud. C’est une vraie galère pour trouver la bonne gare de bus pour nous y rendre, car l’incompréhension avec le chauffeur de rickshaw est totale (comme c’est très souvent le cas). Quant au second bus entre Cox’s Bazar et Teknaf, c’est le bus de Barbie car les sièges sont tous roses et il n’y a pas de place pour caser ses jambes, un véritable supplice !


Teknaf se trouve aux confins du Bangladesh, face à la Birmanie. La rivière Naaf sépare les deux pays, c’est un haut lieu de contrebande. Rien à faire ici, si ce n’est prendre le ferry pour l’île de Saint Martin demain matin. Une fois de plus, ce soir au resto, c’est le strict minimum : alors que la carte propose des dizaines de plats, il n’y a que du poisson (pourtant délicieux) et du riz qui sont disponibles. Vivement l’île touristique de Saint Martin, où la variété devrait être au rendez-vous.

25 janvier 2010

khulna - dhaka

8 heures de bus pour rejoindre Dhaka, sans compter 1h30 de « baby taxi » pour atteindre le quartier de Mothijeel, situé au sud de la ville. Jamais pris un taxi pareil ! Un véritable tas de ferraille, où à chaque coup de frein, on a l’impression que la voiture va se casser en deux. Nous logeons au "Pacific Hotel" situé dans un quartier d’affaires. Quand on voit le nombre impressionnant de banques  à touche-touche dans le quartier, on a du mal à croire que l’on est dans l’un des pays les plus pauvres du monde… Hôtel hyper crade (pourtant excellente critique dans le Lonely Planet) : tas de cheveux et mégots de cigarettes dans la salle de bain, moquette dégueulasse qui n’a jamais vu d’aspirateur de sa vie. Mais bon, à 8.50 euros la nuit dans une capitale, on fait avec… sac à viande à nouveau de sortie pour cette nuit. Quant à son nouveau restaurant, il faut y pénétrer avec un masque à gaz tellement l’odeur de graillon est lourde et insupportable.

16 janvier 2010

port blair - kolkata

Réveil à 05h00 et saut de puce en rickshaw jusqu’à l’aéroport très proche du centre ville. Nous embarquons sur un vol d’Air India de deux heures à destination de Kolkata (Calcutta). Nous nous retrouvons à nouveau (presque 4 ans après notre première visite) dans cette ville tentaculaire que nous avions tant appréciée. La température a chuté d’une bonne quinzaine de degrés par rapport à Port Blair ! Nous logeons à nouveau au très suranné hôtel « Fairlawn » avec son jardin très agréable et sa vaste demeure remplie d’objets et de photos datant de l’époque de la colonisation britannique. Un véritable oasis de tranquillité dans cette fourmilière anarchique qu’est Calcutta. Comme Madras, Calcutta ne sera qu’une ville de transit avant notre envol pour le Bangladesh demain matin. Le soir, nous retournons dans notre resto favori (Zarang) pour un dîner fantastique, le dernier en Inde pour ce voyage, snif…

17 janvier 2010

kolkata - Dhaka

Réveil  à 04h30 (les nuits sont très courtes en ce moment !) et taxi pour l’aéroport. Puis vol de 45 minutes seulement avec la compagnie Jet Airways à destination Dhaka, capitale de notre ultime destination, le Bangladesh.


Pour nous suivre au Bangladesh, cliquez sur la chèvre en t-shirt !


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6 février 2010

chittagong - dhaka

Bus pour Dhaka et dernière nuit dans le pays que nous quittons le lendemain pour Paris (via Abou Dhabi), clôturant ainsi cet inoubliable périple de 100 jours en Asie du Sud.

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15 janvier 2010

havelock island (village n°7) - port blair

Après avoir profité une dernière matinée de ce cadre enchanteur, nous embarquons à bord du dernier ferry pour Port Blair à 16h30. Une bonne partie des Indiens a eu le mal de mer durant ce trajet de 1h30. Retour au très sympa hôtel Aparupa.


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Port de Havelock

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100 JOURS EN ASIE DU SUD
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